Archives du mot-clé Isabelle Banco

ISABELLE BANCO : SURFACES (Galerie Lame – Marseille)

expoLAMELa galerie Lame s’est ouverte quai de la Joliette, à Marseille, non loin du J1 (le lieu où l’exposition Le Corbusier a cartonné et où l’on espère que renaîtra, dans le sillon de Marseille Provence 2013, Capitale de la culture, autre chose qu’un Casino à pognon). C’est là aussi que surgit en cette année 2015 l’exposition « Surfaces », qui tente de mettre en lumière la surface de la peau, la surface de l’eau, de la ville aussi, comme un rapport épidermique au monde, une relation sensitive à l’espace qui nous entoure, nous définit aussi.

 « Cette exposition est comme un vin de vigueur qui soudain inonde la toile tendue de notre cornée, fait vibrer notre corde vocale intérieure »

Sur des bâches tendues, puis sur des toiles, des corps de femmes nues (ou pas) révèlent à leur manière cette poésie de la rencontre, qui ne fait sens que lorsque l’un et l’autre se respectent, s’apprivoisent, comme Isabelle BANCO sait si bien le mettre en exergue, dans ces photographies plus universelles qu’intimes. Parce qu’elles sont belles, ces femmes, pleines de féminité, pleines d’humanité, les courbes lovées dans celles de la matière, au point de faire corps avec elle, de mêler leurs silences dans une même respiration. Les mises en scène sont originales, le traitement chromatique aussi, sensible comme le film qui reçut à un instant donné l’impression que ces femmes n’avaient jamais été aussi vivantes, aussi elles-mêmes pourrions-nous oser.

Cette exposition est comme un vin de vigueur qui soudain inonde la toile tendue de notre cornée, fait vibrer notre corde vocale intérieure, qui résonne : « Vous êtes libres, femmes, comme la matière, suffisamment pour montrer au monde l’étendue de ses dépendances ». Et nous de ne plus voir le monde de la même manière, une fois sortis de ce cocon monochrome … comme une renaissance, un peu. Est-ce ce que ressent l’auteure au développement de ses prises ? car la dame, non contente de concentrer un talent certain et une sensibilité remarquable, travaille à l’argentique (oui, à l’ancienne, comme disent certains maintenant). De quoi convaincre, au-delà des seuls visiteurs de cette exposition, les photographes amateurs de fortes sensations.

La galerie est ouverte jeudi vendredi samedi de 16h à 19 h
L’exposition Surfaces, avec plusieurs artistes, dont Isabelle Banco, se prolonge au-delà de l’été, dans la cour intérieure des 1 & 2 quai de la Joliette 13002 MARSEILLE.

Isabelle BANCO a participé pour sa part au quinzième festival européen de la photographie de nu, à Arles (Bouches-du-Rhône – France).

afficheArlesBaux


The gallery LAME opened quay of Joliette, in Marseille, not far from J1 (the place where the exhibition about the architect Le Corbusier was a hit and where we hope that will be reborn, in the furrow of Marseille Provence 2013, Capital of the culture, something else than a Casino with money). It is there as well as appears in this year of 2015 the exhibition Surfaces, that tries to highlight the surface of the skin, the surface of the water, of the city too, as an epidermic relationship to the world, a sensory relation in the space which surrounds us, also defines us.

« This exhibition is as a wine of vigour which suddenly innonde the tense painting of our cornea, makes vibrate our internal vocal cord »

On tense covers, then on paintings, bodies of naked women (or not) reveal in their own way this poetry of the meeting, which makes sense only when both respect themselves, become accustomed, as Isabelle BANCO knows so well how to highlight it, in these photos more universal than personal. Because they are beautiful, these women, full of femininity, full of humanity, curves coiled in those of the material, in the point to be at one with it, to mix their silences in the same breath. Fabrications are original, the chromatic processing also, sensitive as the movie which received at a given the impression moment that these women had never been so alive, also themselves we could dare.

This exhibition is as a wine of vigour which suddenly innonde the tense painting of our cornea, makes vibrate our internal vocal cord, which resounds:  » you are free, women, as the material, enough to show to the world the width of its dependences « . And we not to see any more the world in the same way, once taken out by this monochrome cocoon as a revival, a little. Is it what feels the author in the development of her grips ? Because the artist, not satisfied to concentrate certain talent and remarkable sensibility, works on the argentic (yes, in the old way, as say some people now). What to convince, beyond the only visitors of this exhibition, the amateurish photographers of strong sensations.

The gallery is opened on Thursdays Fridays Saturdays from 4 pm till 7 pm.
The exhibition Surfaces, with several artists, of which Isabelle Banco, goes on beyond the summer, in the inner courtyard of 1 and 2 quay of Joliette 13002 MARSEILLE.

Isabelle BANCO participated for her part in the fifteenth European festival of the photography of nude, in Arles (Bouches-du-Rhône – France).