Archives du mot-clé 2014

Cea Serin : The vibrant sound of bliss and decay

Il y a certes peu de titres pour composer l’unité de l’excellent The Vibrant Sound of Bliss and Decay, le dernier album en date des Américains de Cea Serin, menés par Jay Lamm, Lire la suite Cea Serin : The vibrant sound of bliss and decay

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Hits in era : Volume 1

C’est fait ! La première compilation gratuite à télécharger, réalisée par [S]Mag est enfin en ligne, avec, en tête d’affiche, BRITT ARNESEN (seule et avec son groupe 907BRITT), qui nous fait découvrir de son folk étoilé les contrées lointaines d’Alaska.

Puis, parmi les artistes à découvrir, des quatre coins du monde, les Américains de ZED, qui distille un rock stoner aux accents bluesy qui décoiffe, sur leur second opus, Desperation Blues, suivis de près dans le genre par les Polonais de SUPER HALO et leur excellent opus Czerwona. Coté rock Français, c’est FKV (Fucking Vintage), qui vous secoue les oreilles de leur Forgotten Ways avant d’enflammer les scènes du côté de Carcassonne, ainsi que le combo Parisien explosif NO MORE WAITING et les puissants MISSILES OF OCTOBER (Don’t Panic !).

Diverse, puissante, c’est ainsi que nous imaginions cette série de compilation, en espérant qu’elle vous emplisse les oreilles de belles ondes de choc. La pochette et le booklet de présentation de tout ce beau monde sont également à télécharger, avec les titres de la compilation ICI. Bonne écoute !


It’s done! The first free compilation to download, realized by [S]Mag is finally on-line, with, as special guest, BRITT ARNESEN (solo and with her group 907BRITT), who makes us discover, by her shining folk songs, the far country of Alaska.

Then, among the artists to discover, from the four corners of the world, the Americans of ZED, who distil a stoner rock with bluesy accents which ruffles the hair, on their second opus, Desperation Blues, followed closely in the genre by the Poles of SUPER HALO and their excellent opus Czerwona. Talking about French rock, it is FKV (Fucking Vintage), who shakes your ears with Forgotten Ways before firing stages near Carcassonne (South France), as well as the explosive Parisian comboNO MORE WAITING and the powerful MISSILES OF OCTOBER (Don’t Panic !).

Diverse, powerful, this is the way we imagined this series of compilation, hoping that it fills you the ears of beautiful shock waves. The cover and the booklet that presents all these great people are to be downloaded, with the tracks of the compilation HERE. Good listening!

Die Antwoord : Rage

Die Antwoord est sans nul doute le trio le plus connu de la planète : parce que les rappeurs de Johannesburg frappent fort, depuis leur premier album très remarqué, qui balançait à la face du monde leur perception de la Zef, une contre-culture sud-Africaine, née cette fois-ci côté banlieues fréquentées par les Blancs, Lire la suite Die Antwoord : Rage

In Complete : Galaxsea (Lunar Dunes)

In complete vous fait découvrir une oeuvre dans son entièreté, via Youtube. Bonne écoute ! Cette semaine, il s’agit du GalaxSea des Lunar Dunes, un space rock captivant.

In Complete makes you discover an album in its entirety, on Youtube. Have pleasure in sounds ! This time is dedicated to Lunar Dunes’ album Galaxsea, a surprising space rock.

NDLR : il est possible que le lien ne fonctionne pas, ce qui est indépendant de notre volonté | EDITOR’S NOTE: it is possible that the link does not work, which is independent from our will)


Iced Earth : Plagues of Babylon

C’est un vrai grand moment de heavy metal que les Iced Earth nous offrent à chaque album, et ce, depuis des décennies maintenant, tant et si bien qu’ils semblent condenser de la plus belle manière qui soit l’énergie Lire la suite Iced Earth : Plagues of Babylon

Alice in Chains : Nothing Safe

15 titres composent ce best of au nom déguisé, « Nothing safe », qui donne pourtant bien le ton de la carrière longue, musicalement riche et complexe d’Alice in Chains, Lire la suite Alice in Chains : Nothing Safe

Irma : Faces

C’est toujours un plaisir d’entendre s’élever dans l’air la voix soul, chaleureuse d’Irma, jeune poétesse de la soul, au phrasé typique, qui, de quelques accords de guitares bien sentis, nous transporte dans son monde. Lire la suite Irma : Faces

The Roots : And then you shot your cousin

Revoilà les plus grands MC du hip-hop groove Américain, qui fédèrent autour d’eux tous ceux qui ont envie de toucher du doigt la fièvre créatrice de The Roots : treize albums avec celui-ci, intitulé sans détour « And then you shoot your cousin », et le duo fondateur n’a pas perdu un gramme de sa verve. Flow superbe, ambiances hyper travaillées, entre BO de film, façon Wax Tailor et hip-hop plus rageur. De très belles orchestrations lient ce propos musical pour livrer un album très concret, réaliste au sens où il dresse un portrait de nouveau très enrichissant de la quotidienneté, l’histoire d’une rencontre entre humain et urbanité, comme Frankenstein se retrouvant face à face avec son propre monstre. Un bel album de The Roots, qui reste la valeur sure de la scène hip-hop actuelle, mêlant tradition et modernité dans un dialogue des cultures, des générations, des genres aussi. Fédérateur lorsqu’il n’est pas novateur, comme sur l’excellent « Undun ».


Here are again the biggest MC of the American groovy hip-hop, who federate around them all those who want touch of the finger the creative fever of The Roots: thirteen albums with this one, entitled frankly  » And then you shot your cousin « , and the founding duet did not lose one gram of its eloquence. Flow haughtiness, atmospheres hyper worked, between soundtrack, by like Wax Tailor’s, and more furious hip-hop. Very beautiful orchestrations bind this musical subject to deliver a very concrete, realistic album in the sense that it draws up again a portrait very enriching of the everyday nature, the story of a meeting between human and urbanity, as Frankenstein finding himself face to face with his own monster. A beautiful album of The Roots, which remains them as the sure value of the current hip-hop scene, mixing tradition and modernity in a dialogue of the cultures, the generations, the genres also. Unifier when he is not innovative, as on excellent « Undun ».

Kasabian : 48:13

C’est avec un album patiné à l’électro (« Doomsday »), parfois un rien abusive (« Explodes »), flirtant avec la BO de film (« Shiva », « Mortis », « Clouds »), que Kasabian nous revient enfin. Lire la suite Kasabian : 48:13

California Breed : Débridés | Unbridled

Il a accompagné ces trente dernières années plusieurs générations d’amateurs de rock, voire de hard-rock, à grand renfort de riffs bluesy : Glenn Hugues, qui n’est plus à présenter, avait refait parler de lui ces dernières années avec Black Country Communion, son projet avec Jason Bonham mais aussi Derek Sherinian (ex-Dream Theater, Planet X ..) et Joe Bonamassa. Il ne s’ennuie pas le monsieur ! Le revoilà, affublé d’Andrew Watt au chant sur le tout nouveau California Breed,  et son premier album éponyme où l’on retrouve le phrasé des Rolling Stones dans la démesure d’un Led Zeppelin, de véritables brûlots de rock, qui prouvent, si besoin était, que l’une des figures mythiques du genre d’une part assure encore et toujours après quarante ans de carrière, mais surtout, parvient à se renouveler au contact d’une génération plus jeune, qui a déjà, elle aussi, ses références, ses influences et ses lettres de noblesse. Que du bon !

He accompanied these last thirty years several amateurs’ generations of rock, even hard rock, with a lot of riffs bluesy: Glenn Hugues, who is not to be any more presented, had redone to speak about him these last years with Black Country Communion, his project with Jason Bonham but also Derek Sherinian (ex-Dream Theater, Planet X..) and Joe Bonamassa. He is not bored the sir ! Here he is again, decked out by Andrew Watt in the singing on quite new California Breed, and the first eponym album where we find the phrasing of Rolling Stones in the immoderation of Led Zeppelin, real firestones of rock, which prove, if need be, that one of the mythical figures of the genre on one hand sounds good again and again after forty years of career, but especially, succeeds in being renewed in contact of younger generation, who have already her self references, influences and must-have. Nothing else than good music !

Incognito : Amplified Soul

16 titres pour ce seizième album du collectif INCOGNITO, qui réconcilie, dans un travail de qualité irréprochable Prince, Marvin Gaye et la génération Nu Soul actuelle, Lire la suite Incognito : Amplified Soul

Sisygambis : le pouvoir de l’Art | The power of Art

Sisygambis est plus qu’un duo, plus qu’un projet, une aventure, une expérience. Celle qui a commencé sur la route de la soie, tandis que Christine Coulange et N’chan décidèrent de partir à la rencontre des peuples, avec la musique comme fil conducteur, comme ambassadrice Lire la suite Sisygambis : le pouvoir de l’Art | The power of Art

Fu Manchu : Gigantoïd

Il était très attendu, le nouvel opus de Fu Manchu, groupe phare de la scène stoner, à laquelle les Américains ont contribué à apporter, outre un son très respectueux des origines Sabbathiennes Lire la suite Fu Manchu : Gigantoïd

Juçara Marçal : Encarnado

Revoilà la prêtresse à la voix d’or, tendant de ses mains colorées les 11 nouvelles chansons de son album, Encarnado, qui célèbrent la rencontre entre la sensibilité de Juçara Marçal, puisée dans les terres reculées du Brésil et la tension des grandes villes, Lire la suite Juçara Marçal : Encarnado

Gavlin : Modest confidence

Nous avons prêté l’oreille, d’abord, avant même de savoir qui se cachait derrière le pseudonyme de Gavlyn, sans avoir découvert de visage, sans avoir lu de biographie. Juste une voix, un « flow », gorgé de soul et de personnalité, qui distille le parfum d’une analyse piquante mais réaliste, sans tomber dans la niaiserie, la facilité ; Lire la suite Gavlin : Modest confidence

Elysian Fields : For house cats and Sea fans

Une nouvelle fois, Jennifer Charles et ses comparses nous entrouvrent les portes de leur univers fantasmagorique, sorte de cabinet de curiosités vivantes, où se côtoient les histoires d’un jour et les poésies de toujours, Lire la suite Elysian Fields : For house cats and Sea fans

IQ : Road of Bones

S’il est une valeur sûre de la scène progressive, c’est bien IQ, dont le nouveau « Road of bones » ne laissera personne insensible, tant la beauté des espaces, le caractère précis et ambitieux de ses compositions, n’ont d’égal que les univers qu’il convoque, Lire la suite IQ : Road of Bones

La Chiva Gantiva : Vivo

En matière de tectonique des plaques, tout commence par une légère dépression, en profondeur, qui met en branle la machine, tandis que tout un tas de vibrations se font sentir, qui emportent peu à peu avec elles l’ensemble des inerties. Bien souvent pourtant, pour soi, tout a commencé par le sel qui se déplaçait sur la table, comme pris par une soudaine envie de liberté, d’improvisation et qui nous emporte dans sa danse.

C’est ce piment-là que La Chiva Gantiva injecte dans chacune de ses compositions, de sorte que les trois Colombiens exilés à Bruxelles, entourés maintenant d’un tas de jeunes artistes Belges, qui aux cuivres, qui aux cordes, livrent avec Vivo, leur nouvel album, un beau panel de leur talent. Baignés à la culture afro-funk des années 7Os, à laquelle ils ont mêlé celle, autrement dansante, de leur Colombie d’origine, à grands renforts de percussions caribéennes, convoquant là la cumbia, là la salsa, et bien d’autres rythmiques (chirimia, champeta, …), chacune apportant son originalité propre à ce raz-de-marée électro-funky, qui n’est pas sans rappeler les emportements d’une Mano Negra qui manque dans le paysage de déréliction actuel, ou encore des Négresses Vertes, à l’énergie si compulsive.

Il semble bien qu’au-delà de la vague de renouveau du genre, pour laquelle la Belgique sait se faire terre d’accueil, comme elle a toujours su le faire, que ses recrues soient d’origine latino ou africaine, la Chiva Gantiva parvienne à se hisser en figure porteuse d’un message positif de partage, de valeurs, d’énergie constructive commune, qui ne saurait laisser indifférent et qui ramène la musique et la danse au cœur de considérations tout simplement humaines. Que viva la Chiva gantiva !


Regarding plate tectonics, everything begins with a light depression, in depth, which sets in motion the machine, whereas a whole lot of vibrations are felt, whichtake little by little with them all the slowness. Very often nevertheless, for oneself, everything began with the salt which moved on the table, as taken by a sudden desire for freedom, for improvisation and which takes us in its dance.

It is this hot pepper which La Chiva Gantiva injects in each of its compositions, so that these three Colombians exiled in Brussels, surrounded now with a heap of young Belgian artists, who in brass instruments, who in chords, deliver with Vivo, their new album, a beautiful panel of their talent. Bathed in the culture afro-funk of the years 7Os, with which they mixed that, otherwise dance, of their original Colombia, with a lot of Caribbean percussions, summoning there the cumbia, there the salsa, and many others rhythmic (chirimia, champeta), each bringing the originality appropriate to this electro-funky tidal wave, which is reminiscent of the furies of Mano Negra which is lacking in the current landscape of dereliction, or still Négresses vertes, with their energy so compulsive.

It seems good that beyond the wave of revival of the genre, for which Belgium knows how to be made land of welcome, as it knew always how to make it, as its recruits are of origin South American or African, La Chiva Gantiva succeeds in raising itself in expanding figure of a positive message of sharing, values, common constructive energy, which could not leave unmoved and which returns the music and the dance at the heart of simply human considerations. Que viva la Chiva gantiva !

Wye-Oak : Shriek

Le duo de Baltimore Wye-Oak nous revient, avec un album en forme de grimace, pied de nez aux modes et aux tendances, du nom de « Shriek », Lire la suite Wye-Oak : Shriek

The Pains of being pure at heart : Du coeur | From the heart

Avec un nom pareil, il n’était pas évident de se faire connaître, et pourtant les jeunes Américains de The Pains of being pure at heart, qui évoluent entre pop et rock Lire la suite The Pains of being pure at heart : Du coeur | From the heart

Joy : Join the Dots

Tom Dougall a bien décidé de mener son jouet préféré dans la cour des grands, ne craignant depuis maintenant plus d’un an ni les coups ni les bosses, puisque, non content d’avoir balancé un premier pavé dans la marre en 2013, manière d’éclabousser sans autre prétention le monde pop / rock international de ses compositions aux allures industrielles, Lire la suite Joy : Join the Dots

H.R. GIGER : Alien Nation

Il n’était pas simplement le créateur d’Alien, puisque c’est ainsi que voudraient nous le présenter tous les tabloïds, en ce jour de deuil où Hans Ruedi, dit H.R. Giger, nous a quittés, à l’âge de 74 ans. Comme nous l’illustrons presque par provocation , le génie suisse de la transformation des corps a également réalisé, outre l’artwork de Attahk pour le groupe de jazz rock Magma, la magnifique araignée métallique et futuriste de Mylène Farmer, le pied de micro sensuel de Jonathan Davis (Korn) ou encore une machine infernale pour un clip de Kate Bush, que beaucoup ont déjà oubliée. Manière d’illustrer que le rapport qu’entretenait le maître fantastique du surréalisme industriel, avec cet art, n’était pas anodin.

L’innovation, la transfiguration, l’imagination faite matière est bien ce qui animait Magma à cette période donnée et qui a animé l’oeuvre de Giger à travers des décennies. Peu ou prou, la démarche révolutionnaire déstructurante de Korn dans sa période Follow the leader remuait à sa manière une sorte d’inconscient collectif, fait de peurs, de retraites et de non-dits, que la mise en lumière rendait visible à la fois dans sa violence, sa provocation, tout ce que H.R. Giger avait su signifier, non sans humour, à travers cet univers à la fois glauque et génial, mêlant sexe, acier, noirceur, faisant ainsi se rencontrer humains et créatures fantastiques modernes. Reste en paix, toi qui fus pour nous l’initiateur d’une dépendance rêvée ou avérée à l’autre côté, quelles qu’en aient été nos représentations, quelles qu’aient été nos attentes, nos désirs, nos fantasmes, nos peurs, nos faiblesses et nos humanités. Nous sommes tous les enfants d’une Alien nation, élevés à la tétine du débordement, de la matière réinventée, refondue, initiatrice, heureux de notre héritage, sensibles à nos accomplissements, fiers de nos inachèvements, symboles d’infinitude.


He was not simply the creator of Alien, since this is the way that would want to present him to us all the tabloids, on this day of mourning where Hans Ruedi, says H.R. Giger, left us, at the age of 74. As we illustrate it almost by provocation, the Swiss genius of the transformation of bodies also realized, besides the artwork of Attahk for the group of jazz-rock Magma, the magnificent metallic and futuristic spider of Mylène Farmer, the foot of Jonathan Davis’s sensual microphone ( Korn) or another infernal machine for Kate Bush’s clip, which many have already forgotten. Way of illustrating that the relationship which maintained fantastic master of the industrial surrealism, with this art, was not harmless.

The innovation, the metamorphosis, the imagination made material is good what livened up Magma in this given period and what livened up the work of Giger through decades. More or less, the revolutionary déstructurante approach of Korn for his period Follow the leader moved in its own way a kind of collective unconscious, made by fears, by pensions and by unspoken, that the brought to light made visible at the same time in its violence, its provocation, all that H.R. Giger had known how to mean, not without humor, through this at the same time glaucous and brilliant universe, mixing sex, steel, blackness, so making meet itself human beings and modern fantastic creatures. Rest in peace, you who were for us the initiator of a dependence dreamed or turned out in the other side, whoever were our representations, whoever were our expectations, our desires, our fantasies, our fears, our weaknesses and our humanities. We are all the children of one Alien nation, raised to the pacifier of the overflowing, the reinvented, melted again material, initiator, happy of our inheritance, sensitive to our fulfillments, proud of our incompletions, symbols of indefiniteness.