Archives pour la catégorie vidéos | clips

Stromae : sous le signe du cancer | under the sign of the cancer

Le revoilà le trublion Belge qui agace nos neurones de l’apparente simplicité de ses chansons, pourtant sensibles, presque évidentes finalement, comme si elles avaient toujours fait partie non pas du paysage musical mais de nous, côté clair ou côté obscur. On ne l’attendait pas nécessairement sur cette face-là, Stromae, qui part, dans son dernier clip, à la rencontre du cancer, plus qu’il ne l’évoque d’ailleurs : « quand c’est ? » se joue des évidences, met à jour la peur, le doute, l’espoir, l’impuissance, tour à tour compagnons de route de celles et ceux qui ont été touchés par cet ignoble horla, presque invisible pour les autres, et que l’artiste laisse se déployer autour de lui dans toute son injuste puissance pour en mieux révéler l’intime violence, la dure réalité. Impossible de rester insensible au travail visuel sur ce clip, car dès les premières secondes, le corps-même de Stromae, seul sur scène, se débattant contre la maladie qui le ronge, n’est plus que l’ombre de lui-même, le symbole de la bête qui le déchire, revêt à son tour ce caractère inhumain de la maladie, qui tente de le résumer, de le ramener entièrement à son ignominie. « Cancer, cancer, dis-moi quand c’est ? Cancer, cancer, qui est le prochain ? » répète l’auteur, représentant, en écho au déploiement du cancer à l’intérieur du corps, son irrémédiable conquête du monde, par l’invasion de la salle entière dans laquelle il se produit. L’excellent travail de Stromae, qui interroge ouvertement l’identité de la personne humaine dans la maladie, mais aussi son accompagnement et celui de ses proches, la possibilité de traiter la douleur, ne doit pas faire oublier l’énorme travail déployé depuis des années par les professionnels de santé, les associations et certaines initiatives individuelles, pour la recherche bien entendu, mais aussi la prévention, l’accompagnement social et médical, la communication, autant d’énergie et de résultats probants qui apportent globalement une touche positive dans ce grand tableau noir, sans parvenir jamais à effacer la souffrance qui touche, intimement.


Here comes back the Belgian troublemaker who annoys our neurons of the visible simplicity of his songs, nevertheless sensitive, almost obvious finally, as if they had always been there, not in the musical landscape but within us, on the clear or dark side. We did not wait for him inevitably on this one, Stromae, who leaves, in his last clip, to the meeting of the cancer, more than he evokes it moreover:  » when it is ? “(1) is a song that deceives obvious facts, updates the fear, the doubt, the hope, the powerlessness, alternately fellows of those who were affected by this vile Horla (cf. the novel by Guy de Maupassant), almost invisible for the others, and which the artist lets deploy around him in all its inequitable power to reveal for the better the inmost violence, the harsh reality. Impossible to remain insensible in the visual work on this clip, because from the first seconds, the body of Stromae, alone on stage, struggling against the disease which eats away at him, is not more than the shadow of himself, the symbol of the animal which tears him, embodies in his turn this inhuman nature of the disease, which tries to resume him, to concentrate him completely to its ignominy. « Cancer, cancer, tell me when it is? Cancer, cancer, which is the next on your list ? » repeats the author, representing, in echo to the deployment of the cancer inside the body, its irreparable conquest of the world, by the invasion of the whole room in which Stromae plays his role. His excellent work, which questions openly the identity of the human person in the disease, but also her support and that of her close parents and friends, the possibility of handling the pain, does not have to lead to forget the enormous work deployed for years by the healthcare professionals, the associations and certain individual initiatives, for the research naturally, but also the prevention, the social and medical help, the communication, so much energy and convincing results which bring globally a positive touch in this big blackboard, without succeeding ever in erasing the suffering which affects more confidentially.

(1) In French, Stromae uses the double-sense in pronunciation for the word “cancer” if you consider that “er” can be said [é] too –> cancer = quand c’est)

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+ que Démo : The Imaginary Suitcase

The Imaginary suitcase, alias Laurent Leemans, est originaire de Belgique, où il compose et délivre sur scène son rock aux accents folk, bercé au rythme de Nick Cave, avec qui il partage plus qu’il ne lui emprunte, Lire la suite + que Démo : The Imaginary Suitcase

French Fries : Zone Libre PolyUrbaine

Zone Libre, duo fondé par le guitariste Serge Teyssot-Gay (Noir Désir, Interzone) et le batteur Cyril Bilbeaud (Sloy, Thé Hakola, Versari), pratique autant l’improvisation libre en ciné-concerts que les compositions structurées/déstructurées d’un « free-rock » explorateur. Après 1 album instrumental (« Faites vibrer La Chair » en 2007) et 2 albums rock/rap d’une noirceur d’apocalypse (« L’Angle Mort » en 2009 et « Les Contes du Chaos » en 2011), Zone Libre se colorise et devient PolyUrbaine, où les riffs de guitare dialoguent avec les patterns de batterie pour orchestrer un afro/rock/rap/beat embrassant riffs du rock, flow du rap, rythmes impairs orientaux et polyrythmies africaines.

C’est la Polyrythmie-des-zones-Urbaines, où les traditions culturelles, scansions des langues et des histoires, se côtoient et s’entremêlent, se juxtaposent et s’entrecroisent, s’hybrident et s’archipélisent vers un Tout-Monde en perpétuelle (r)évolution. Pour PolyUrbaine, Zone Libre accueille les textes et les voix de :

– Mike Ladd , poète et rappeur New-Yorkais auteur de 10 albums plus collaborations diverses comme Company Flow, Saul Williams, Cannibal Ox, Vijay Iyer…

– Marc Nammour , poète et rappeur Franco-Libanais auteur de 3 albums sous le nom La Canaille (« Une goutte de miel dans un litre de plomb » – 2009, « Par temps de rage » – 2011, « La nausée » – 2014.)

facebook.com/pages/Zone-Libre-PolyUrbaine

« Les politiques exploitent les peurs, le racisme et la misogynie regagnent du terrain et redoublent de violence. Clip féministe, « la montagne » affiche sur les murs urbains les visages de femmes, illustres ou anonymes, qui ont ouvert la voie pour que les « droits de l’homme » deviennent les « droits humains ».

D’Olympes de Gouges à Rosa Parks, d’Angela Davis à Anna Politovskaïa, d’Harriet Tubman à Nawal Al Saadawi, des plus célèbres aux plus cachées, les femmes en lutte font avancer la vie et reculer les ténèbres. POUR TOUS. » Serge Teyssot-Gay.


Free zone, duet based by the guitarist Serge Teyssot gay (Noir Désir, Interzone) and the drummer Cyril Bilbeaud (Sloy, Tea Hakola, Versari), practices as much the free improvisation in movies-concerts as the compositions structured / unstructured of a « free-rock » explorer. After 1 instrumental album ( » Made vibrate The Flesh » in 2007) and 2 albums rock / rap looking like the blackness of apocalypse ( » The Dead angle » in 2009 and « The Tales of the Chaos » in 2011), Free Zone colorizes and becomes PolyUrbaine, where the riffs of guitar has a dialogue with the patterns of battery to orchestrate an Afro/ rock / rap / beat kissing riffs of the rock, flow of the rap, oriental odd rhythms and African multi-rhythmic.

It is Polyrythmie-des-zones-Urbaines, where the cultural traditions, the scansions of the languages and the stories, mix and become entangled, juxtapose and cross, gathered as archipelago towards an All-World in perpetual (r)evolution. For PolyUrbaine, Free Zone welcomes texts and voices(votes) of:
– Mike Ladd, poet and New York rapper author of 10 albums more collaborations diverse as Company Flow, Saül Williams, Cannibal Ox, Vijay Iyer …
– Marc Nammour, poet and French-Lebanese rapper author of 3 albums under the name The Villain ( » A drop of honey in a liter of lead  » – on 2009,  » By time of fury  » – on 2011,  » The nausea  » – on 2014.)

facebook.com/pages/Zone-Libre-PolyUrbaine

 » The politics exploit the fears, the racism and the misogyny get back of the ground and double violence. Feminist clip,  » the mountain  » poster on the urban walls women’s faces, illustrious or anonymous, which opened the way so that « rights of the human » become « human rights ». 

From Olympes de Gouges to Rosa Parks, from Angela Davis to Anna Politovskaïa, from Harriet Tubman to Nawal Al Saadawi, of the most famous in the most hidden, the striking women take forward the life and to move back the darkness. FOR ALL.  » Serge Teyssot-Gay.

Crédits photo : Ced Forban (c)


« La Montagne » – extrait de l’album « Polyurbaine »
Sortie le 16 octobre
En concert le 2/12 à la Maroquinerie
Toutes les dates : http://bit.ly/1XG5Ynr
Plus d’infos : http://on.fb.me/1K57klW


 » The Mountain  » – extracts from the album  » Polyurbaine « 

Released on October 16th

In concert 2/12 in La Maroquinerie (Paris – France)

All dates : http://bit.ly/1XG5Ynr
More infos : http://on.fb.me/1K57klW

Real Jam : Steven Tyler / Russian Street musician

Impossible de ne pas consacrer notre Real Jam, rencontre scénique improbable ou magique, à Steven Tyler (Aerosmith), Lire la suite Real Jam : Steven Tyler / Russian Street musician

Nothing Compares : Lullaby (Editors / The Cure)

Nothing compares, la rubrique qui vous fait écouter les reprises de titres, pour les redécouvrir autrement … Lire la suite Nothing Compares : Lullaby (Editors / The Cure)

The Dead Weather : Enfin ! | It was time !

Les Dead Weather ont balancé sur le web un « I feel love (every million miles) » qui inaugure leur nouvel album Lire la suite The Dead Weather : Enfin ! | It was time !

Cocorosie : behind the scene

Les soeurs Cocorosie sont dans l’Hebdo #13 cette semaine, à paraître demain.

Cocorosie are in [S]oundlyfe Hebdo #13, this week, out on Sunday September, 6th.

God awaits me across the river (Superhalo)

Premier single extrait du nouvel album à paraître de Superhalo (Pologne)

Superhalo’s first single from upcoming second album of Superhalo (Poland).

Réalisateur | Director: Szymon Swoboda

Danakil : Hypocrites Dub

The Winery Dogs : Debouts sur leurs pattes | Standing on their legs

Ritchie Kotzen, Bill Sheehan et Mike Portnoy (ex-Dream Theater), alias The Winery Dogs, sont de retour avec un second album, Lire la suite The Winery Dogs : Debouts sur leurs pattes | Standing on their legs

Children Of Bodom : Pur Chaos | Pure Chaos

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Les Finlandais ne nous ont pas habitué à faire dans la demi-mesure. Et ce ne sera encore pas le cas cette fois, avec le nouveau méfait Lire la suite Children Of Bodom : Pur Chaos | Pure Chaos

Iron Maiden : Speed of light

Lana del Rey : vous allez souffrir | you will suffer

Les lecteurs de [S]Mag ne sont pas sans savoir le peu d’amour que nous vouons, depuis ses débuts, à la musique de Lana del Rey, et ce n’est pas le nouveau single « High by the beach » aux relents sulfureux Lire la suite Lana del Rey : vous allez souffrir | you will suffer

The Blackstone co : The betrayer

Spock’s Beard : Bennett Built a Time Machine

Holding Sand : Hell bent

Joss Stone : The Answer

Symphony X : Kiss of fire

Water Tank : Surrender

Real Jam : Joss Stone + LeAnn Rimes

Notre rubrique Real Jam vous ouvre toujours les portes de ces instants magiques issus de la rencontre entre de grands artistes, le plus souvent sur scène ; de belles occasions Lire la suite Real Jam : Joss Stone + LeAnn Rimes

French fries : Phases cachées

French fries met en valeur les artistes de la scène Française.

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Il est peu de dire que le hip-hop ne foisonne pas sur nos pages, parce que nous avons toujours voulu rendre hommage à un hip-hop classieux, porteur de sens, respectueux du verbe et que dans la moisson des vingt-cinq dernières années, il n’y a ni en France ni à l’étranger que quelques formations qui nous ont conquis, il est vrai. Phases Cachées en fait partie, Lire la suite French fries : Phases cachées

In Complete : Galaxsea (Lunar Dunes)

In complete vous fait découvrir une oeuvre dans son entièreté, via Youtube. Bonne écoute ! Cette semaine, il s’agit du GalaxSea des Lunar Dunes, un space rock captivant.

In Complete makes you discover an album in its entirety, on Youtube. Have pleasure in sounds ! This time is dedicated to Lunar Dunes’ album Galaxsea, a surprising space rock.

NDLR : il est possible que le lien ne fonctionne pas, ce qui est indépendant de notre volonté | EDITOR’S NOTE: it is possible that the link does not work, which is independent from our will)


Sisygambis : le pouvoir de l’Art | The power of Art

Sisygambis est plus qu’un duo, plus qu’un projet, une aventure, une expérience. Celle qui a commencé sur la route de la soie, tandis que Christine Coulange et N’chan décidèrent de partir à la rencontre des peuples, avec la musique comme fil conducteur, comme ambassadrice Lire la suite Sisygambis : le pouvoir de l’Art | The power of Art

La Chiva Gantiva : Vivo

En matière de tectonique des plaques, tout commence par une légère dépression, en profondeur, qui met en branle la machine, tandis que tout un tas de vibrations se font sentir, qui emportent peu à peu avec elles l’ensemble des inerties. Bien souvent pourtant, pour soi, tout a commencé par le sel qui se déplaçait sur la table, comme pris par une soudaine envie de liberté, d’improvisation et qui nous emporte dans sa danse.

C’est ce piment-là que La Chiva Gantiva injecte dans chacune de ses compositions, de sorte que les trois Colombiens exilés à Bruxelles, entourés maintenant d’un tas de jeunes artistes Belges, qui aux cuivres, qui aux cordes, livrent avec Vivo, leur nouvel album, un beau panel de leur talent. Baignés à la culture afro-funk des années 7Os, à laquelle ils ont mêlé celle, autrement dansante, de leur Colombie d’origine, à grands renforts de percussions caribéennes, convoquant là la cumbia, là la salsa, et bien d’autres rythmiques (chirimia, champeta, …), chacune apportant son originalité propre à ce raz-de-marée électro-funky, qui n’est pas sans rappeler les emportements d’une Mano Negra qui manque dans le paysage de déréliction actuel, ou encore des Négresses Vertes, à l’énergie si compulsive.

Il semble bien qu’au-delà de la vague de renouveau du genre, pour laquelle la Belgique sait se faire terre d’accueil, comme elle a toujours su le faire, que ses recrues soient d’origine latino ou africaine, la Chiva Gantiva parvienne à se hisser en figure porteuse d’un message positif de partage, de valeurs, d’énergie constructive commune, qui ne saurait laisser indifférent et qui ramène la musique et la danse au cœur de considérations tout simplement humaines. Que viva la Chiva gantiva !


Regarding plate tectonics, everything begins with a light depression, in depth, which sets in motion the machine, whereas a whole lot of vibrations are felt, whichtake little by little with them all the slowness. Very often nevertheless, for oneself, everything began with the salt which moved on the table, as taken by a sudden desire for freedom, for improvisation and which takes us in its dance.

It is this hot pepper which La Chiva Gantiva injects in each of its compositions, so that these three Colombians exiled in Brussels, surrounded now with a heap of young Belgian artists, who in brass instruments, who in chords, deliver with Vivo, their new album, a beautiful panel of their talent. Bathed in the culture afro-funk of the years 7Os, with which they mixed that, otherwise dance, of their original Colombia, with a lot of Caribbean percussions, summoning there the cumbia, there the salsa, and many others rhythmic (chirimia, champeta), each bringing the originality appropriate to this electro-funky tidal wave, which is reminiscent of the furies of Mano Negra which is lacking in the current landscape of dereliction, or still Négresses vertes, with their energy so compulsive.

It seems good that beyond the wave of revival of the genre, for which Belgium knows how to be made land of welcome, as it knew always how to make it, as its recruits are of origin South American or African, La Chiva Gantiva succeeds in raising itself in expanding figure of a positive message of sharing, values, common constructive energy, which could not leave unmoved and which returns the music and the dance at the heart of simply human considerations. Que viva la Chiva gantiva !