Archives pour la catégorie [S] Hebdo

VOTEZ POUR OXY HART | VOTE FOR OXY HART

Chaque semaine, vous pouvez voter pour la « une » afin de lui donner une chance de devenir la une du mois. L’artiste de la « une » gagnante :

– fera la couverture du mensuel [S] Mag du mois,

– sera à la « une » de notre page Facebook durant le mois suivant,

– entrera en lice pour la désignation par nos lecteurs de la une de l’année, qui fera l’objet d’une édition Hors Série de [S] Mag, début 2016.

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Villagers : Darling arithmetic

Le nouvel album des Villagers était, à la rédaction, l’un des rendez-vous les plus attendus de l’année, pour la simple et bonne raison que ces Irlandais-là ont délivré avec leur précédent {Awayland} l’un des plus beaux albums qu’il nous ait été donné d’écouter un jour. Lire la suite Villagers : Darling arithmetic

Nightwish : Endless forms most beautiful

Il serait indélicat de ne pas souligner l’aboutissement d’un tel album, qui recèle tous les trésors pour ravir les moussaillons métalliques en quête d’envolées lyriques Lire la suite Nightwish : Endless forms most beautiful

FOALS : What went down

Il ne faut pas attendre bien longtemps pour que le rock efficace et emmené des Foals nous habite de nouveau, comme c’est à chaque fois le cas : speed, lorsqu’il n’est pas rageur, conservant cet aspect aérien qui lui confère un aspect universel. Lire la suite FOALS : What went down

Django Django : Born under Saturn

Django Django s’est illustré dès son premier album éponyme par ses compositions pop où s’exprime un art parfaitement maîtrisé des mélodies entêtantes et refrains aériens directement hérités des Beatles Lire la suite Django Django : Born under Saturn

Aaron : We cut the night

Au moment imprévisible où ses lignes vocales sobres et sombres avaient rencontré son électro pointilliste, Aaron s’était imposé, dès les premières notes de « Artificial landing on neverland », et bien en-deçà de la reconnaissance que le titre « U-Turn (Lily) » a bien pu lui offrir pour sa part en marge du film « Je vais bien ne t’en fais pas », comme la référence française Lire la suite Aaron : We cut the night

Janet Jackson : Unbreakable

Quelques notes, quelques paroles, tout est clair et limpide : Janet Jackson est de retour, pour de bon, drapée de titres soul (« After you fall », « well traveled ») qui flirtent avec la pop si chère à feu son frère Michaël Lire la suite Janet Jackson : Unbreakable

Cassandra Wilson : Coming forth by day

Quelle fragilité ! A chaque note de cet opus inclassable, Cassandra Wilson nous love de sa voix chaude pour nous porter à travers l’immensité des émotions, là sous-tendue par un jeu de cordes, là sautillant de blanche en noire sur le clavier de l’aventure humaine, Lire la suite Cassandra Wilson : Coming forth by day

JIMM : « Je voulais un disque nerveux et homogène | I wanted a nervous and homogeneous record  » (Interview)

Cette semaine, nous avons souhaité vous présenter JIMM, son rock teigneux, ses paroles bien senties, son style à la No One Is Innocent : de quoi se remettre les idées en place ! Interview ! Lire la suite JIMM : « Je voulais un disque nerveux et homogène | I wanted a nervous and homogeneous record  » (Interview)

The Winery Dogs : Hot Streak

Un second album est toujours un bel enjeu pour un groupe, fut-il associé au statut de « super groupe » du fait de ses membres internationalement reconnus pour leur talent comme pour leur carrière : Lire la suite The Winery Dogs : Hot Streak

Carrières de lumières : matière au rêve | subject for dreaming

Pénétrer une véritable cathédrale de roche, et, le temps d’habituer ses yeux, être plongé dans un monde parallèle fait d’art et de lumière, pouvoir caresser la matière,
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The Blackstone co : « le groupe a besoin de s’exprimer en live avant tout | We first need to play live  » (interview)

Nous vous présentions il y maintenant quelques semaines les premières démos de The Blackstone co., groupe originaire du Sud de la France, qui, ses compos sous le bras, s’en va conquérir les oreilles chastes du public rock et métal dans une rencontre scénique qui s’est faite attendre. Soyez rassurés, ces gars-là seront enfin sur les planches ce vendredi 9 octobre au Korrigan (Aix-en-Provence / Luynes), aux côtés de Mils, Caregivers et Volt Face. Nous avons souhaité leur poser quelques questions … Lire la suite The Blackstone co : « le groupe a besoin de s’exprimer en live avant tout | We first need to play live  » (interview)

Tribune : Le faux débat des quotas radiophoniques

Le voilà reparti le faux débat culturel des quotas, qui avait passionné la francophonie il y a 20 années, et avait abouti à la loi du 1er février 1994, pour la défense de l’expression en langue Française … Lire la suite Tribune : Le faux débat des quotas radiophoniques

Melline : « BIG BANG TCHIC ET BANG ! » (Interview)

Cette semaine, rencontre avec Melline, jeune artiste/formation de pop-rock française, que vous avez découverte à la une, pour qui vous pouvez voter (comme toujours) et qui a accepté de répondre à nos habituelles dix questions … Lire la suite Melline : « BIG BANG TCHIC ET BANG ! » (Interview)

RIP Henning Mankel

L’auteur de romans Suédois Henning Mankel est mort à l’âge de 67 ans. Lire la suite RIP Henning Mankel

Chaos Frame : Paths to Exile

Voilà bien l’un de ces excellents albums qui doivent figurer sur l’étagère de tout amateur de progressif qui se respecte, quelque part entre Symphony X Lire la suite Chaos Frame : Paths to Exile

The Maccabees : Marks to prove it

L’enfance d’un auditeur restera toujours marquée par ce simple geste, accompagné d’une petite angoisse, seul ou entre potes, devant la platine : du saphir ou diamant sur la grande roue noire, à la touche Play qu’une simple empreinte actionne, les rites ont évolué, pas leur signification. Lire la suite The Maccabees : Marks to prove it

Arts : Human Being Human (You man ?)

C’est une nouvelle pour personne, le monde est en crise. En crise économique, certes, en crise politique, assurément, en crise identitaire surtout : mondialisation, globalisation, communautarismes sectaires en tous genres, devenir planétaire, l’homme ne s’est jamais autant regardé le nombril, ventant la constellation de ses autosatisfactions Lire la suite Arts : Human Being Human (You man ?)

Stephanie Marazzo : « J’aime emporter l’art avec moi partout où je vais| I love carrying the art with me wherever I go. »

Et voilà notre dernier entretien, avec Stéphanie Marazzo, jeune modèle alternative professionnelle, qui a répondu à nos 10 questions, pour éclairer notre approche de ce sujet un peu hors normes qu’est le tatouage …

Lire la suite Stephanie Marazzo : « J’aime emporter l’art avec moi partout où je vais| I love carrying the art with me wherever I go. »

Pikalilli : « J’ai décidé de faire de mon corps entier ma bible | I decided to make my whole body my bible. »

Nouveau témoignage dans notre série de la semaine : Pikalilli répond aux mêmes 10 questions sur le tatouage.

1) Qu’est-ce qui vous a amené aux tatouages ?

Je suis rentrée pour la première fois dans un salon de tattoos à l’âge de 12 ans, j’accompagnais ma grande sœur voir un ami à elle qui tenait ce salon. Je me suis assise, j’ai regardé Lire la suite Pikalilli : « J’ai décidé de faire de mon corps entier ma bible | I decided to make my whole body my bible. »

Miyu Miyu : « Je préfère mon corps tatoué à celui, vide, que j’avais autrefois. | I prefer my inked body to the empty I had formerly. »

Miyu Miyu a répondu à nos questions dans le cadre du thème de la semaine sur le tatouage.

1) Qu’est-ce qui vous a amené aux tatouages ?

J’ai commencé à me tatouer à l’âge de 14 ans, à l’époque je prenais une aiguille et de l’encre de chine. J’étais fascinée par les gens tatoués que je voyais sur internet et j’étais assez démarquée de mes autres camarades. Lire la suite Miyu Miyu : « Je préfère mon corps tatoué à celui, vide, que j’avais autrefois. | I prefer my inked body to the empty I had formerly. »

Tatouage : t’as tout du vrai | Tatoo : only the real

Le tatouage, dont l’origine est historiquement ethnique et, selon les endroits, religieuse, est en premier lieu le signe d’une appartenance. Il protège celui qui le porte, lui procure la force, entre autres vertus, contrebalancées par son utilisation esclavagiste ou militaire, pour « marquer » certaines personnes, en fonction de leur statut, de leur origine, de leur croyance, comme on fera plus tard des animaux. C’est cette conception Lire la suite Tatouage : t’as tout du vrai | Tatoo : only the real

Holy Hell Ink : « Marquer ma vie sur ma peau | Ink my life on my skin »

Cette semaine, nous nous intéressons aux tatouages et avons proposé notre une à Holy Hell Ink, jolie jeune femme de 28 ans, l’occasion d’un témoignage personnel sur cette pratique underground, devenue art graphique, qui trouve dans son élargissement au grand public tout à la fois une reconnaissance, une forme de respect et un risque de perte de sens indéniable. Lire la suite Holy Hell Ink : « Marquer ma vie sur ma peau | Ink my life on my skin »

VOTEZ POUR HOLY HELL INK | VOTE FOR HOLY HELL INK

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VOTEZ POUR ELRYSHKA | VOTE FOR ELRYSHKA

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[S] Hebdo n°13 en ligne | available

L’Hebdo de la semaine #36 est disponible sur MADMAGZ.


Weekly Mag of week #36 is now available on MADMAGZ.

https://madmagz.com/fr/magazine/embed/360599?layout=2&width=800

VOTEZ POUR MELANIE | VOTE FOR MELANIE

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MELA : The moony sessions (écoute |listening)

Retrouvez Mela dans [S]oundlyfe Hebdo #13 à paraître ce dimanche 6 septembre 2015.

Mela will be in [S]oundlyfe Hebdo #13 out on sunday, september 6th 2015.

Die Antwoord : Rage

Die Antwoord est sans nul doute le trio le plus connu de la planète : parce que les rappeurs de Johannesburg frappent fort, depuis leur premier album très remarqué, qui balançait à la face du monde leur perception de la Zef, une contre-culture sud-Africaine, née cette fois-ci côté banlieues fréquentées par les Blancs, Lire la suite Die Antwoord : Rage

In Complete : Galaxsea (Lunar Dunes)

In complete vous fait découvrir une oeuvre dans son entièreté, via Youtube. Bonne écoute ! Cette semaine, il s’agit du GalaxSea des Lunar Dunes, un space rock captivant.

In Complete makes you discover an album in its entirety, on Youtube. Have pleasure in sounds ! This time is dedicated to Lunar Dunes’ album Galaxsea, a surprising space rock.

NDLR : il est possible que le lien ne fonctionne pas, ce qui est indépendant de notre volonté | EDITOR’S NOTE: it is possible that the link does not work, which is independent from our will)


Iced Earth : Plagues of Babylon

C’est un vrai grand moment de heavy metal que les Iced Earth nous offrent à chaque album, et ce, depuis des décennies maintenant, tant et si bien qu’ils semblent condenser de la plus belle manière qui soit l’énergie Lire la suite Iced Earth : Plagues of Babylon

Alice in Chains : Nothing Safe

15 titres composent ce best of au nom déguisé, « Nothing safe », qui donne pourtant bien le ton de la carrière longue, musicalement riche et complexe d’Alice in Chains, Lire la suite Alice in Chains : Nothing Safe

Irma : Faces

C’est toujours un plaisir d’entendre s’élever dans l’air la voix soul, chaleureuse d’Irma, jeune poétesse de la soul, au phrasé typique, qui, de quelques accords de guitares bien sentis, nous transporte dans son monde. Lire la suite Irma : Faces

The Roots : And then you shot your cousin

Revoilà les plus grands MC du hip-hop groove Américain, qui fédèrent autour d’eux tous ceux qui ont envie de toucher du doigt la fièvre créatrice de The Roots : treize albums avec celui-ci, intitulé sans détour « And then you shoot your cousin », et le duo fondateur n’a pas perdu un gramme de sa verve. Flow superbe, ambiances hyper travaillées, entre BO de film, façon Wax Tailor et hip-hop plus rageur. De très belles orchestrations lient ce propos musical pour livrer un album très concret, réaliste au sens où il dresse un portrait de nouveau très enrichissant de la quotidienneté, l’histoire d’une rencontre entre humain et urbanité, comme Frankenstein se retrouvant face à face avec son propre monstre. Un bel album de The Roots, qui reste la valeur sure de la scène hip-hop actuelle, mêlant tradition et modernité dans un dialogue des cultures, des générations, des genres aussi. Fédérateur lorsqu’il n’est pas novateur, comme sur l’excellent « Undun ».


Here are again the biggest MC of the American groovy hip-hop, who federate around them all those who want touch of the finger the creative fever of The Roots: thirteen albums with this one, entitled frankly  » And then you shot your cousin « , and the founding duet did not lose one gram of its eloquence. Flow haughtiness, atmospheres hyper worked, between soundtrack, by like Wax Tailor’s, and more furious hip-hop. Very beautiful orchestrations bind this musical subject to deliver a very concrete, realistic album in the sense that it draws up again a portrait very enriching of the everyday nature, the story of a meeting between human and urbanity, as Frankenstein finding himself face to face with his own monster. A beautiful album of The Roots, which remains them as the sure value of the current hip-hop scene, mixing tradition and modernity in a dialogue of the cultures, the generations, the genres also. Unifier when he is not innovative, as on excellent « Undun ».

Kasabian : 48:13

C’est avec un album patiné à l’électro (« Doomsday »), parfois un rien abusive (« Explodes »), flirtant avec la BO de film (« Shiva », « Mortis », « Clouds »), que Kasabian nous revient enfin. Lire la suite Kasabian : 48:13

California Breed : Débridés | Unbridled

Il a accompagné ces trente dernières années plusieurs générations d’amateurs de rock, voire de hard-rock, à grand renfort de riffs bluesy : Glenn Hugues, qui n’est plus à présenter, avait refait parler de lui ces dernières années avec Black Country Communion, son projet avec Jason Bonham mais aussi Derek Sherinian (ex-Dream Theater, Planet X ..) et Joe Bonamassa. Il ne s’ennuie pas le monsieur ! Le revoilà, affublé d’Andrew Watt au chant sur le tout nouveau California Breed,  et son premier album éponyme où l’on retrouve le phrasé des Rolling Stones dans la démesure d’un Led Zeppelin, de véritables brûlots de rock, qui prouvent, si besoin était, que l’une des figures mythiques du genre d’une part assure encore et toujours après quarante ans de carrière, mais surtout, parvient à se renouveler au contact d’une génération plus jeune, qui a déjà, elle aussi, ses références, ses influences et ses lettres de noblesse. Que du bon !

He accompanied these last thirty years several amateurs’ generations of rock, even hard rock, with a lot of riffs bluesy: Glenn Hugues, who is not to be any more presented, had redone to speak about him these last years with Black Country Communion, his project with Jason Bonham but also Derek Sherinian (ex-Dream Theater, Planet X..) and Joe Bonamassa. He is not bored the sir ! Here he is again, decked out by Andrew Watt in the singing on quite new California Breed, and the first eponym album where we find the phrasing of Rolling Stones in the immoderation of Led Zeppelin, real firestones of rock, which prove, if need be, that one of the mythical figures of the genre on one hand sounds good again and again after forty years of career, but especially, succeeds in being renewed in contact of younger generation, who have already her self references, influences and must-have. Nothing else than good music !

Incognito : Amplified Soul

16 titres pour ce seizième album du collectif INCOGNITO, qui réconcilie, dans un travail de qualité irréprochable Prince, Marvin Gaye et la génération Nu Soul actuelle, Lire la suite Incognito : Amplified Soul

Sisygambis : le pouvoir de l’Art | The power of Art

Sisygambis est plus qu’un duo, plus qu’un projet, une aventure, une expérience. Celle qui a commencé sur la route de la soie, tandis que Christine Coulange et N’chan décidèrent de partir à la rencontre des peuples, avec la musique comme fil conducteur, comme ambassadrice Lire la suite Sisygambis : le pouvoir de l’Art | The power of Art

Fu Manchu : Gigantoïd

Il était très attendu, le nouvel opus de Fu Manchu, groupe phare de la scène stoner, à laquelle les Américains ont contribué à apporter, outre un son très respectueux des origines Sabbathiennes Lire la suite Fu Manchu : Gigantoïd

Juçara Marçal : Encarnado

Revoilà la prêtresse à la voix d’or, tendant de ses mains colorées les 11 nouvelles chansons de son album, Encarnado, qui célèbrent la rencontre entre la sensibilité de Juçara Marçal, puisée dans les terres reculées du Brésil et la tension des grandes villes, Lire la suite Juçara Marçal : Encarnado

Gavlin : Modest confidence

Nous avons prêté l’oreille, d’abord, avant même de savoir qui se cachait derrière le pseudonyme de Gavlyn, sans avoir découvert de visage, sans avoir lu de biographie. Juste une voix, un « flow », gorgé de soul et de personnalité, qui distille le parfum d’une analyse piquante mais réaliste, sans tomber dans la niaiserie, la facilité ; Lire la suite Gavlin : Modest confidence

Elysian Fields : For house cats and Sea fans

Une nouvelle fois, Jennifer Charles et ses comparses nous entrouvrent les portes de leur univers fantasmagorique, sorte de cabinet de curiosités vivantes, où se côtoient les histoires d’un jour et les poésies de toujours, Lire la suite Elysian Fields : For house cats and Sea fans

IQ : Road of Bones

S’il est une valeur sûre de la scène progressive, c’est bien IQ, dont le nouveau « Road of bones » ne laissera personne insensible, tant la beauté des espaces, le caractère précis et ambitieux de ses compositions, n’ont d’égal que les univers qu’il convoque, Lire la suite IQ : Road of Bones

La Chiva Gantiva : Vivo

En matière de tectonique des plaques, tout commence par une légère dépression, en profondeur, qui met en branle la machine, tandis que tout un tas de vibrations se font sentir, qui emportent peu à peu avec elles l’ensemble des inerties. Bien souvent pourtant, pour soi, tout a commencé par le sel qui se déplaçait sur la table, comme pris par une soudaine envie de liberté, d’improvisation et qui nous emporte dans sa danse.

C’est ce piment-là que La Chiva Gantiva injecte dans chacune de ses compositions, de sorte que les trois Colombiens exilés à Bruxelles, entourés maintenant d’un tas de jeunes artistes Belges, qui aux cuivres, qui aux cordes, livrent avec Vivo, leur nouvel album, un beau panel de leur talent. Baignés à la culture afro-funk des années 7Os, à laquelle ils ont mêlé celle, autrement dansante, de leur Colombie d’origine, à grands renforts de percussions caribéennes, convoquant là la cumbia, là la salsa, et bien d’autres rythmiques (chirimia, champeta, …), chacune apportant son originalité propre à ce raz-de-marée électro-funky, qui n’est pas sans rappeler les emportements d’une Mano Negra qui manque dans le paysage de déréliction actuel, ou encore des Négresses Vertes, à l’énergie si compulsive.

Il semble bien qu’au-delà de la vague de renouveau du genre, pour laquelle la Belgique sait se faire terre d’accueil, comme elle a toujours su le faire, que ses recrues soient d’origine latino ou africaine, la Chiva Gantiva parvienne à se hisser en figure porteuse d’un message positif de partage, de valeurs, d’énergie constructive commune, qui ne saurait laisser indifférent et qui ramène la musique et la danse au cœur de considérations tout simplement humaines. Que viva la Chiva gantiva !


Regarding plate tectonics, everything begins with a light depression, in depth, which sets in motion the machine, whereas a whole lot of vibrations are felt, whichtake little by little with them all the slowness. Very often nevertheless, for oneself, everything began with the salt which moved on the table, as taken by a sudden desire for freedom, for improvisation and which takes us in its dance.

It is this hot pepper which La Chiva Gantiva injects in each of its compositions, so that these three Colombians exiled in Brussels, surrounded now with a heap of young Belgian artists, who in brass instruments, who in chords, deliver with Vivo, their new album, a beautiful panel of their talent. Bathed in the culture afro-funk of the years 7Os, with which they mixed that, otherwise dance, of their original Colombia, with a lot of Caribbean percussions, summoning there the cumbia, there the salsa, and many others rhythmic (chirimia, champeta), each bringing the originality appropriate to this electro-funky tidal wave, which is reminiscent of the furies of Mano Negra which is lacking in the current landscape of dereliction, or still Négresses vertes, with their energy so compulsive.

It seems good that beyond the wave of revival of the genre, for which Belgium knows how to be made land of welcome, as it knew always how to make it, as its recruits are of origin South American or African, La Chiva Gantiva succeeds in raising itself in expanding figure of a positive message of sharing, values, common constructive energy, which could not leave unmoved and which returns the music and the dance at the heart of simply human considerations. Que viva la Chiva gantiva !

Wye-Oak : Shriek

Le duo de Baltimore Wye-Oak nous revient, avec un album en forme de grimace, pied de nez aux modes et aux tendances, du nom de « Shriek », Lire la suite Wye-Oak : Shriek

The Pains of being pure at heart : Du coeur | From the heart

Avec un nom pareil, il n’était pas évident de se faire connaître, et pourtant les jeunes Américains de The Pains of being pure at heart, qui évoluent entre pop et rock Lire la suite The Pains of being pure at heart : Du coeur | From the heart

Joy : Join the Dots

Tom Dougall a bien décidé de mener son jouet préféré dans la cour des grands, ne craignant depuis maintenant plus d’un an ni les coups ni les bosses, puisque, non content d’avoir balancé un premier pavé dans la marre en 2013, manière d’éclabousser sans autre prétention le monde pop / rock international de ses compositions aux allures industrielles, Lire la suite Joy : Join the Dots

H.R. GIGER : Alien Nation

Il n’était pas simplement le créateur d’Alien, puisque c’est ainsi que voudraient nous le présenter tous les tabloïds, en ce jour de deuil où Hans Ruedi, dit H.R. Giger, nous a quittés, à l’âge de 74 ans. Comme nous l’illustrons presque par provocation , le génie suisse de la transformation des corps a également réalisé, outre l’artwork de Attahk pour le groupe de jazz rock Magma, la magnifique araignée métallique et futuriste de Mylène Farmer, le pied de micro sensuel de Jonathan Davis (Korn) ou encore une machine infernale pour un clip de Kate Bush, que beaucoup ont déjà oubliée. Manière d’illustrer que le rapport qu’entretenait le maître fantastique du surréalisme industriel, avec cet art, n’était pas anodin.

L’innovation, la transfiguration, l’imagination faite matière est bien ce qui animait Magma à cette période donnée et qui a animé l’oeuvre de Giger à travers des décennies. Peu ou prou, la démarche révolutionnaire déstructurante de Korn dans sa période Follow the leader remuait à sa manière une sorte d’inconscient collectif, fait de peurs, de retraites et de non-dits, que la mise en lumière rendait visible à la fois dans sa violence, sa provocation, tout ce que H.R. Giger avait su signifier, non sans humour, à travers cet univers à la fois glauque et génial, mêlant sexe, acier, noirceur, faisant ainsi se rencontrer humains et créatures fantastiques modernes. Reste en paix, toi qui fus pour nous l’initiateur d’une dépendance rêvée ou avérée à l’autre côté, quelles qu’en aient été nos représentations, quelles qu’aient été nos attentes, nos désirs, nos fantasmes, nos peurs, nos faiblesses et nos humanités. Nous sommes tous les enfants d’une Alien nation, élevés à la tétine du débordement, de la matière réinventée, refondue, initiatrice, heureux de notre héritage, sensibles à nos accomplissements, fiers de nos inachèvements, symboles d’infinitude.


He was not simply the creator of Alien, since this is the way that would want to present him to us all the tabloids, on this day of mourning where Hans Ruedi, says H.R. Giger, left us, at the age of 74. As we illustrate it almost by provocation, the Swiss genius of the transformation of bodies also realized, besides the artwork of Attahk for the group of jazz-rock Magma, the magnificent metallic and futuristic spider of Mylène Farmer, the foot of Jonathan Davis’s sensual microphone ( Korn) or another infernal machine for Kate Bush’s clip, which many have already forgotten. Way of illustrating that the relationship which maintained fantastic master of the industrial surrealism, with this art, was not harmless.

The innovation, the metamorphosis, the imagination made material is good what livened up Magma in this given period and what livened up the work of Giger through decades. More or less, the revolutionary déstructurante approach of Korn for his period Follow the leader moved in its own way a kind of collective unconscious, made by fears, by pensions and by unspoken, that the brought to light made visible at the same time in its violence, its provocation, all that H.R. Giger had known how to mean, not without humor, through this at the same time glaucous and brilliant universe, mixing sex, steel, blackness, so making meet itself human beings and modern fantastic creatures. Rest in peace, you who were for us the initiator of a dependence dreamed or turned out in the other side, whoever were our representations, whoever were our expectations, our desires, our fantasies, our fears, our weaknesses and our humanities. We are all the children of one Alien nation, raised to the pacifier of the overflowing, the reinvented, melted again material, initiator, happy of our inheritance, sensitive to our fulfillments, proud of our incompletions, symbols of indefiniteness.

Gazpacho : Demon

Les Norvégiens de Gazpacho sortent en ce mois d’avril leur huitième album, rien que ça, en un peu plus de dix ans d’existence, et après avoir écrit certains titres qui auront marqué l’histoire du rock progressif, pour tout amateur éclairé. Soundlyfe avait d’ailleurs chroniqué avec emphase leur superbe « March of ghosts » il y a quelques années maintenant. Autant dire que l’annonce de Demon, leur nouvel opus, avait levé quelques inquiétudes mais surtout fait naître une profonde impatience dans nos rangs. Pourtant, dès les premières notes, Gazpacho rassure plus qu’il ne surprend avec ses ambiances envoûtantes, ses rythmiques de qualité, dévoilant minute après minute un rock progressif de grande qualité, un disque qui alterne une énergie épidémique avec une profondeur intrigante, cocktail de choix pour venir nous conter cette histoire étrange d’un démon voyageur qui nous livre ici une sorte de carnet de voyage.

Finement composé, Demon séduit, emmène, sans qu’on ne parvienne à lui opposer quelque argument valable. Le sextet est en grande forme, et s’amuse, tant à flirter vocalement avec la progressivité presque pop, portée aux nues, d’un Genesis première période, qu’à convoquer tout un tas d’instruments, piano, flûtes et autres surprises dans ses compositions, comme pour mieux assurer ce transport des sens quelque part dans le haut lieu où se rencontrent enfin les quatre coins du monde. Un bel anneau interplanétaire qui ne désire que votre oreille pour étui. A noter, en parlant de réceptacle, le titre bonus de l’édition packagée, « The Cage », mixé par David Bottrill (Placebo, Muse).


The Norwegian of Gazpacho bring out in this April their eighth album, only that, in a little more than ten years of existence, and having written certain songs which will have made history of the progressive rock, for every informed amateur. Soundlyfe had moreover chronicled with bombast their haughtiness  » March of ghosts  » a few years ago now. One might as well say that the announcement of « DEMON », their new opus, had raised some concerns but especially creates a profound impatience in our ranks. Nevertheless, from the first notes, Gazpacho reassure more that they make a surprise with their mesmerizing atmospheres, their quality rhythmic, revealing minute by minute a high-quality progressive rock, a record which alternates an epidemic energy with a intriguing depth, a cocktail of choice to come to tell us this strange story of a devil traveler who delivers us here a kind of journey diary.

Finely consisted, Demon seduces, takes, without we succeed in setting it some valid argument. The sextet is in great form, and has fun, as long to flirt vocally with the almost pop, praised to the skies progressiveness, with Genesis first period, that to summon a whole lot of instruments, piano, flutes and other surprises in his compositions, as to assure better this transport of the senses somewhere at the top place where meet finally four corners of the world. A beautiful interplanetary ring which wishes only for your ear for case. To note, by talking about receptacle, the title bonus of the packaged edition, « The Cage », mixed by David Bottrill (Placebo, Muse).