Archives pour la catégorie événements | events

Carrières de lumières : matière au rêve | subject for dreaming

Pénétrer une véritable cathédrale de roche, et, le temps d’habituer ses yeux, être plongé dans un monde parallèle fait d’art et de lumière, pouvoir caresser la matière,
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The Blackstone co : « le groupe a besoin de s’exprimer en live avant tout | We first need to play live  » (interview)

Nous vous présentions il y maintenant quelques semaines les premières démos de The Blackstone co., groupe originaire du Sud de la France, qui, ses compos sous le bras, s’en va conquérir les oreilles chastes du public rock et métal dans une rencontre scénique qui s’est faite attendre. Soyez rassurés, ces gars-là seront enfin sur les planches ce vendredi 9 octobre au Korrigan (Aix-en-Provence / Luynes), aux côtés de Mils, Caregivers et Volt Face. Nous avons souhaité leur poser quelques questions … Lire la suite The Blackstone co : « le groupe a besoin de s’exprimer en live avant tout | We first need to play live  » (interview)

Les journées du Patrimoine (et vous ?) | Heritage days (and you ?)

IMG_4705Les journées du patrimoine sont toujours l’occasion de découvrir de nouveaux lieux, historiques, Lire la suite Les journées du Patrimoine (et vous ?) | Heritage days (and you ?)

Arts : Human Being Human (You man ?)

C’est une nouvelle pour personne, le monde est en crise. En crise économique, certes, en crise politique, assurément, en crise identitaire surtout : mondialisation, globalisation, communautarismes sectaires en tous genres, devenir planétaire, l’homme ne s’est jamais autant regardé le nombril, ventant la constellation de ses autosatisfactions Lire la suite Arts : Human Being Human (You man ?)

Dream Nation : Entre dans l’autre monde | Access the other world

POUR CLOTURER LA TECHNO PARADE, LE FESTIVAL DREAM NATION EST DE RETOUR !

Après le succès de la première édition sold-out le 13 septembre 2014, avec plus de 12 000 participants, le Festival Dream Nation est de retour ! Lire la suite Dream Nation : Entre dans l’autre monde | Access the other world

Daran : Perte de repères | Loss of marks

Chez [S]Mag, cela fait plus de vingt-ans que l’on considère Daran comme l’un des piliers de sa génération, auteur d’albums sans concession, rock, bluesy, presque stoner dernièrement (avec le titre « une caresse une claque » notamment), ou profondément folk, à la manière du Monde perdu, le dernier en date, inscrit dans la longue tradition du récit de voyage. Un errement volontaire, en direction des autres, pour mieux retrouver ses propres fondamentaux, guitare, harmonica et chant à l’appui. Lire la suite Daran : Perte de repères | Loss of marks

ISABELLE BANCO : SURFACES (Galerie Lame – Marseille)

expoLAMELa galerie Lame s’est ouverte quai de la Joliette, à Marseille, non loin du J1 (le lieu où l’exposition Le Corbusier a cartonné et où l’on espère que renaîtra, dans le sillon de Marseille Provence 2013, Capitale de la culture, autre chose qu’un Casino à pognon). C’est là aussi que surgit en cette année 2015 l’exposition « Surfaces », qui tente de mettre en lumière la surface de la peau, la surface de l’eau, de la ville aussi, comme un rapport épidermique au monde, une relation sensitive à l’espace qui nous entoure, nous définit aussi.

 « Cette exposition est comme un vin de vigueur qui soudain inonde la toile tendue de notre cornée, fait vibrer notre corde vocale intérieure »

Sur des bâches tendues, puis sur des toiles, des corps de femmes nues (ou pas) révèlent à leur manière cette poésie de la rencontre, qui ne fait sens que lorsque l’un et l’autre se respectent, s’apprivoisent, comme Isabelle BANCO sait si bien le mettre en exergue, dans ces photographies plus universelles qu’intimes. Parce qu’elles sont belles, ces femmes, pleines de féminité, pleines d’humanité, les courbes lovées dans celles de la matière, au point de faire corps avec elle, de mêler leurs silences dans une même respiration. Les mises en scène sont originales, le traitement chromatique aussi, sensible comme le film qui reçut à un instant donné l’impression que ces femmes n’avaient jamais été aussi vivantes, aussi elles-mêmes pourrions-nous oser.

Cette exposition est comme un vin de vigueur qui soudain inonde la toile tendue de notre cornée, fait vibrer notre corde vocale intérieure, qui résonne : « Vous êtes libres, femmes, comme la matière, suffisamment pour montrer au monde l’étendue de ses dépendances ». Et nous de ne plus voir le monde de la même manière, une fois sortis de ce cocon monochrome … comme une renaissance, un peu. Est-ce ce que ressent l’auteure au développement de ses prises ? car la dame, non contente de concentrer un talent certain et une sensibilité remarquable, travaille à l’argentique (oui, à l’ancienne, comme disent certains maintenant). De quoi convaincre, au-delà des seuls visiteurs de cette exposition, les photographes amateurs de fortes sensations.

La galerie est ouverte jeudi vendredi samedi de 16h à 19 h
L’exposition Surfaces, avec plusieurs artistes, dont Isabelle Banco, se prolonge au-delà de l’été, dans la cour intérieure des 1 & 2 quai de la Joliette 13002 MARSEILLE.

Isabelle BANCO a participé pour sa part au quinzième festival européen de la photographie de nu, à Arles (Bouches-du-Rhône – France).

afficheArlesBaux


The gallery LAME opened quay of Joliette, in Marseille, not far from J1 (the place where the exhibition about the architect Le Corbusier was a hit and where we hope that will be reborn, in the furrow of Marseille Provence 2013, Capital of the culture, something else than a Casino with money). It is there as well as appears in this year of 2015 the exhibition Surfaces, that tries to highlight the surface of the skin, the surface of the water, of the city too, as an epidermic relationship to the world, a sensory relation in the space which surrounds us, also defines us.

« This exhibition is as a wine of vigour which suddenly innonde the tense painting of our cornea, makes vibrate our internal vocal cord »

On tense covers, then on paintings, bodies of naked women (or not) reveal in their own way this poetry of the meeting, which makes sense only when both respect themselves, become accustomed, as Isabelle BANCO knows so well how to highlight it, in these photos more universal than personal. Because they are beautiful, these women, full of femininity, full of humanity, curves coiled in those of the material, in the point to be at one with it, to mix their silences in the same breath. Fabrications are original, the chromatic processing also, sensitive as the movie which received at a given the impression moment that these women had never been so alive, also themselves we could dare.

This exhibition is as a wine of vigour which suddenly innonde the tense painting of our cornea, makes vibrate our internal vocal cord, which resounds:  » you are free, women, as the material, enough to show to the world the width of its dependences « . And we not to see any more the world in the same way, once taken out by this monochrome cocoon as a revival, a little. Is it what feels the author in the development of her grips ? Because the artist, not satisfied to concentrate certain talent and remarkable sensibility, works on the argentic (yes, in the old way, as say some people now). What to convince, beyond the only visitors of this exhibition, the amateurish photographers of strong sensations.

The gallery is opened on Thursdays Fridays Saturdays from 4 pm till 7 pm.
The exhibition Surfaces, with several artists, of which Isabelle Banco, goes on beyond the summer, in the inner courtyard of 1 and 2 quay of Joliette 13002 MARSEILLE.

Isabelle BANCO participated for her part in the fifteenth European festival of the photography of nude, in Arles (Bouches-du-Rhône – France).

Selah Sue – Fiesta des Suds (Marseille) 21/10/14

La jeune Belge avait donné rendez-vous pour une présentation en avant-première de son nouvel album, au public Marseillais, ce soir du 21 octobre 2014. L’ambiance de cette soirée dans le cadre du Festival de la Fiesta des Suds (Marseille – France) était électrique puisque les Chinese Man étaient notamment de la partie. Selah Sue n’a pas ménagé nos oreilles : son énorme, mise en scène explosive, présence scénique rare, entre soul intime et groove universel, dont elle est l’une des rares à connaître la recette originale. Un vrai grand moment de musique partagée.


The young Belgian had made an appointment for a display in preview of her new album, to the public of Marseille (France), this evening of October 21st, 2014. The atmosphere of this evening of the Festival La Fiesta des Suds (Marseille – France) was electric because Chinese Man was in, in particular. Selah Sue did not arrange our ears: enormous sound, explosive stage direction, rare scenic presence, between intimate soul and universal groove, of which she is one of the rare to know the original recipe. A real great moment of shared music.

Die Antwoord : Rage

Die Antwoord est sans nul doute le trio le plus connu de la planète : parce que les rappeurs de Johannesburg frappent fort, depuis leur premier album très remarqué, qui balançait à la face du monde leur perception de la Zef, une contre-culture sud-Africaine, née cette fois-ci côté banlieues fréquentées par les Blancs, Lire la suite Die Antwoord : Rage

Sisygambis : le pouvoir de l’Art | The power of Art

Sisygambis est plus qu’un duo, plus qu’un projet, une aventure, une expérience. Celle qui a commencé sur la route de la soie, tandis que Christine Coulange et N’chan décidèrent de partir à la rencontre des peuples, avec la musique comme fil conducteur, comme ambassadrice Lire la suite Sisygambis : le pouvoir de l’Art | The power of Art

H.R. GIGER : Alien Nation

Il n’était pas simplement le créateur d’Alien, puisque c’est ainsi que voudraient nous le présenter tous les tabloïds, en ce jour de deuil où Hans Ruedi, dit H.R. Giger, nous a quittés, à l’âge de 74 ans. Comme nous l’illustrons presque par provocation , le génie suisse de la transformation des corps a également réalisé, outre l’artwork de Attahk pour le groupe de jazz rock Magma, la magnifique araignée métallique et futuriste de Mylène Farmer, le pied de micro sensuel de Jonathan Davis (Korn) ou encore une machine infernale pour un clip de Kate Bush, que beaucoup ont déjà oubliée. Manière d’illustrer que le rapport qu’entretenait le maître fantastique du surréalisme industriel, avec cet art, n’était pas anodin.

L’innovation, la transfiguration, l’imagination faite matière est bien ce qui animait Magma à cette période donnée et qui a animé l’oeuvre de Giger à travers des décennies. Peu ou prou, la démarche révolutionnaire déstructurante de Korn dans sa période Follow the leader remuait à sa manière une sorte d’inconscient collectif, fait de peurs, de retraites et de non-dits, que la mise en lumière rendait visible à la fois dans sa violence, sa provocation, tout ce que H.R. Giger avait su signifier, non sans humour, à travers cet univers à la fois glauque et génial, mêlant sexe, acier, noirceur, faisant ainsi se rencontrer humains et créatures fantastiques modernes. Reste en paix, toi qui fus pour nous l’initiateur d’une dépendance rêvée ou avérée à l’autre côté, quelles qu’en aient été nos représentations, quelles qu’aient été nos attentes, nos désirs, nos fantasmes, nos peurs, nos faiblesses et nos humanités. Nous sommes tous les enfants d’une Alien nation, élevés à la tétine du débordement, de la matière réinventée, refondue, initiatrice, heureux de notre héritage, sensibles à nos accomplissements, fiers de nos inachèvements, symboles d’infinitude.


He was not simply the creator of Alien, since this is the way that would want to present him to us all the tabloids, on this day of mourning where Hans Ruedi, says H.R. Giger, left us, at the age of 74. As we illustrate it almost by provocation, the Swiss genius of the transformation of bodies also realized, besides the artwork of Attahk for the group of jazz-rock Magma, the magnificent metallic and futuristic spider of Mylène Farmer, the foot of Jonathan Davis’s sensual microphone ( Korn) or another infernal machine for Kate Bush’s clip, which many have already forgotten. Way of illustrating that the relationship which maintained fantastic master of the industrial surrealism, with this art, was not harmless.

The innovation, the metamorphosis, the imagination made material is good what livened up Magma in this given period and what livened up the work of Giger through decades. More or less, the revolutionary déstructurante approach of Korn for his period Follow the leader moved in its own way a kind of collective unconscious, made by fears, by pensions and by unspoken, that the brought to light made visible at the same time in its violence, its provocation, all that H.R. Giger had known how to mean, not without humor, through this at the same time glaucous and brilliant universe, mixing sex, steel, blackness, so making meet itself human beings and modern fantastic creatures. Rest in peace, you who were for us the initiator of a dependence dreamed or turned out in the other side, whoever were our representations, whoever were our expectations, our desires, our fantasies, our fears, our weaknesses and our humanities. We are all the children of one Alien nation, raised to the pacifier of the overflowing, the reinvented, melted again material, initiator, happy of our inheritance, sensitive to our fulfillments, proud of our incompletions, symbols of indefiniteness.