Archives pour la catégorie Albums

Villagers : Darling arithmetic

Le nouvel album des Villagers était, à la rédaction, l’un des rendez-vous les plus attendus de l’année, pour la simple et bonne raison que ces Irlandais-là ont délivré avec leur précédent {Awayland} l’un des plus beaux albums qu’il nous ait été donné d’écouter un jour. Lire la suite Villagers : Darling arithmetic

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Nightwish : Endless forms most beautiful

Il serait indélicat de ne pas souligner l’aboutissement d’un tel album, qui recèle tous les trésors pour ravir les moussaillons métalliques en quête d’envolées lyriques Lire la suite Nightwish : Endless forms most beautiful

Metric : Pagans in Vegas

Pour les amateurs, Metric, c’est Metric. Pour les autres, ces trublions de Toronto (Canada) traversent la scène internationale depuis plusieurs années, à grand renfort d’albums inclassables, plein à craquer de références, mais aussi de hits qui font du bien, Lire la suite Metric : Pagans in Vegas

FOALS : What went down

Il ne faut pas attendre bien longtemps pour que le rock efficace et emmené des Foals nous habite de nouveau, comme c’est à chaque fois le cas : speed, lorsqu’il n’est pas rageur, conservant cet aspect aérien qui lui confère un aspect universel. Lire la suite FOALS : What went down

Django Django : Born under Saturn

Django Django s’est illustré dès son premier album éponyme par ses compositions pop où s’exprime un art parfaitement maîtrisé des mélodies entêtantes et refrains aériens directement hérités des Beatles Lire la suite Django Django : Born under Saturn

Aaron : We cut the night

Au moment imprévisible où ses lignes vocales sobres et sombres avaient rencontré son électro pointilliste, Aaron s’était imposé, dès les premières notes de « Artificial landing on neverland », et bien en-deçà de la reconnaissance que le titre « U-Turn (Lily) » a bien pu lui offrir pour sa part en marge du film « Je vais bien ne t’en fais pas », comme la référence française Lire la suite Aaron : We cut the night

Janet Jackson : Unbreakable

Quelques notes, quelques paroles, tout est clair et limpide : Janet Jackson est de retour, pour de bon, drapée de titres soul (« After you fall », « well traveled ») qui flirtent avec la pop si chère à feu son frère Michaël Lire la suite Janet Jackson : Unbreakable

Cassandra Wilson : Coming forth by day

Quelle fragilité ! A chaque note de cet opus inclassable, Cassandra Wilson nous love de sa voix chaude pour nous porter à travers l’immensité des émotions, là sous-tendue par un jeu de cordes, là sautillant de blanche en noire sur le clavier de l’aventure humaine, Lire la suite Cassandra Wilson : Coming forth by day

The Winery Dogs : Hot Streak

Un second album est toujours un bel enjeu pour un groupe, fut-il associé au statut de « super groupe » du fait de ses membres internationalement reconnus pour leur talent comme pour leur carrière : Lire la suite The Winery Dogs : Hot Streak

Chaos Frame : Paths to Exile

Voilà bien l’un de ces excellents albums qui doivent figurer sur l’étagère de tout amateur de progressif qui se respecte, quelque part entre Symphony X Lire la suite Chaos Frame : Paths to Exile

The Maccabees : Marks to prove it

L’enfance d’un auditeur restera toujours marquée par ce simple geste, accompagné d’une petite angoisse, seul ou entre potes, devant la platine : du saphir ou diamant sur la grande roue noire, à la touche Play qu’une simple empreinte actionne, les rites ont évolué, pas leur signification. Lire la suite The Maccabees : Marks to prove it

Exxiles : Oblivion

L’artwork en mains, nous aurions donné notre petit doigt à couper que cet Oblivion serait marqué au fer d’un métal progressif dont nous connaissons pour l’avoir vu naître les extrêmes qualités, comme les pires défauts. Lire la suite Exxiles : Oblivion

Arts : Human Being Human (You man ?)

C’est une nouvelle pour personne, le monde est en crise. En crise économique, certes, en crise politique, assurément, en crise identitaire surtout : mondialisation, globalisation, communautarismes sectaires en tous genres, devenir planétaire, l’homme ne s’est jamais autant regardé le nombril, ventant la constellation de ses autosatisfactions Lire la suite Arts : Human Being Human (You man ?)

Julia Holter : Have you in my wilderness

Julia Holter est de retour avec un album plus pop-électro que ses précédents, qui s’ouvre sur le single « Feel You », paru cet été sur Youtube, et qui pose les grandes lignes de l’opus : des compositions Lire la suite Julia Holter : Have you in my wilderness

Dimension : Revolution

Ce « Revolution », délivre un excellent métal progressif, sans jamais verser dans les travers de surenchères vocales ou d’envolées interminables, tant ses auteurs sont assurés de maîtriser Lire la suite Dimension : Revolution

The Imaginary Suitcase : Fake blood from real wounds

The imaginary Suitcase évolue dans un champ définitivement déconcertant de la folk song (« Matty Groves », « The Village »), quelque part le long de ces routes, si longues qu’on a le temps de s’y remémorer les petites blessures de l’âme, un pas devant l’autre pour Lire la suite The Imaginary Suitcase : Fake blood from real wounds

Cea Serin : The vibrant sound of bliss and decay

Il y a certes peu de titres pour composer l’unité de l’excellent The Vibrant Sound of Bliss and Decay, le dernier album en date des Américains de Cea Serin, menés par Jay Lamm, Lire la suite Cea Serin : The vibrant sound of bliss and decay

Carina Round : The diva dance

Nos lecteurs assidus ont croisé de nombreuses fois déjà Carina Round dans nos pages, jeune artiste Anglaise, dont nous louons les talents, à grand renfort de qualificatifs, pour sa carrière personnelle comme pour ses participations à d’autres projets ou groupes, auxquels elle apporte, non sans une féminité toute en finesse, un vent de folie qu’elle seule sembler savoir animer, et qui transforme tout ce qu’elle touche en un mélange harmonieux de sensibilité et d’énergie pop.

« Toute la puissance rock de la voix de Carina, sur laquelle le fond répétitif invite à se concentrer et qui l’inscrit dans une sorte de danse hypnotique, à laquelle il fait bon se laisser prendre. »

Le dernier en date de ses albums, Tigermending, participe de ce rayonnement, notamment grâce à des titres comme le génial « Pick of the phone », ou le fameux « Girl and the ghost », titre entêtant et virevoltant, déjà remixé par les non moins tortueux Puscifer, vous aurez reconnu l’un des groupes de James Keenan Maynard, leader indétrônable de Tool, meneur d’A Perfect Circle, qui semble s’amuser, depuis quelques années avec des albums plus provocants les uns que les autres, dont le sublime Conditions of my parole se détache, pourtant.

(on n’a pas résisté à ce live, où un invité surprise ravira plus d’un d’entre vous : une perle, en somme)

Album du mois dans Soundlyfe à sa sortie, cet opus livre en effet un rock éthéré, habité par un esprit très particulier qui lui donne toute son étrangeté et livre tout son onirisme à la fois. Carina Round, qui fait partie de cette aventure à l’apparence burlesque, n’est pas étrangère à cette poésie sonore et l’on attend avec d’autant plus d’impatience le nouveau Puscifer annoncé pour bientôt. Un prêté pour un rendu, le mix de Puscifer sur « Girl and the ghost » se révéla assez sombre d’intimité et puissamment rock, Puscifer lui apportant une profondeur très différente de l’esprit original insufflé par Carina Round.

Carina roundCette fois-ci, c’est avec Girl and the ghost Lord and Master mixes que la diva pop nous revient, single de deux titres : l’un, version radio, l’autre en version longue (près de 8 minutes 30), à l’occasion duquel le single d’origine, transformé en véritable cavalcade dance, flirtant ça et là avec l’électro et la techno, révèle étonnamment toute la puissance rock de la voix de Carina, sur laquelle le fond répétitif invite à se concentrer et qui l’inscrit dans une sorte de danse hypnotique, à laquelle il fait bon se laisser prendre.

Gageons que les amateurs de bons mixes sauront programmer rapidement sur les platines européennes cette excellente initiative.

Parallèlement, Carina sort donc Tigermixes, l’album de remixes, où l’on retrouve Puscifer, LCD soundsystem, mais aussi Curt Smith des Tears For fears (son côté prog ?) et des talents de la scène underground Anglaise mais pas seulement (Billy Corgan des Smashing Pumpkins …). Voilà une vraie bonne nouvelle de rentrée et un album à se mettre très vite sous la dent. Pour le reste, on attend impatiemment de nouvelles chansons de Carina, lorsque l’actualité avec Puscifer le lui permettra, sans doute, et on espère rapidement la voir enflammer nos scènes hexagonales, comme elle le fit lors de son dernier passage à Paris.


Our diligent readers met of numerous times already Carina Round in our pages, young English artist, whose talents we praise, with a lot of qualifiers, for her personal career as for her participations to other projects or bands, to which she brings, not without a femininity quite in delicacy, a wave of madness that she only seems to know how to liven up, and which transforms all that she touches in a harmonious mixture of sensibility and pop energy.

The latest one of her albums, Tigermending, contribute to this brilliance, in particular thanks to songs as the brilliant « Pick of the phone », or famous  » Girl and the ghost », heady and circling song, already remixed by the most tortuous Puscifer, you will have recognized one of the bands of James Keenan Maynard, unassailable leader of Tool, leader of A Perfect Circle, who seems to have fun, since a few years with so provocating albums, from which sublime Conditions of my parole gets loose, nevertheless.

( We did not resist this live, where a surprise guest will delight more of one of you: a pearl, as a matter of fact)

Album of the month in Soundlyfe at its release, this opus indeed delivers an ethereal rock, inhabited by a very particular spirit which gives it all its strangeness and delivers all its onirism at the same time. Carina Round, who is a member of this adventure in the comic appearance, is not foreign to this sound poetry and we wait with all the more impatience for new Puscifer announced for soon. One good turn deserves another, the mix of Puscifer on  » Girl and the ghost  » showed itself rather dark of intimacy and powerfully rock, Puscifer bringing it a depth very different from the original spirit breathed by Carina Round.

« All the rock power of Carina’s voice, on which the repetitive rhythm invites to concentrate and which leads us in a kind of hypnotic dance, for which it well makes be allowed take »

This time, it is with Girl and the ghost Lord and Master’s mixes that the pop diva returns to us, single of two tracks: the one, the radio version, the other one in long version (about 8 minutes 30), on the occasion of which the single of origin, transformed into real dance cavalcade, flirting here and there with the electro music and the techno, reveal strangely all the rock power of Carina’s voice, on which the repetitive rhythm invites to concentrate and which leads us in a kind of hypnotic dance, in which we let us bring away.

Let us pledge that the amateurs of real good mix will know how to schedule quickly on the European decks this excellent initiative. At the same time, Carina thus brings out Tigermixes, the album of remix, where we find Puscifer, LCD soundsystem, but also Curt Smith from Tears For fears (her prog side?) and talents of the English underground scene but not only (Billy Corgan from Smashing Pumpkins …). Here is the real good news of this comeback and the album to put very fast under your tooth. For the rest, we wait impatiently for new songs of Carina, when the current event with Puscifer will allow her, doubtless, and we quickly hope to see her firing our national stages, as she made during her last passage in Paris.


Full tracklisting is as follows (official Carina’s site info) :

01. Pick Up The Phone [The Swan Sisters Remix]
(remix by Sierra Swan and Planet Swan)
02. The Last Time [Sonoio Remix]
(remix by Alessandro Cortini)
03. Girl and the Ghost [Puscifer Remix]
(remix by Mat Mitchell)
04. You and Me [The Beta Machine Remix]
(remix by The Beta Machine)
05. Set Fire [Mang-Kon Remix]
(remix by Zac Rae)
06. You Will Be Loved [Curt Smith & The Reverend Charlton Pettus Remix]
(remix by Curt Smith and Charlton Pettus)
07. Marcel Marcel/The Arrangement [Gary Go vs. Thorne Remix]
(Remix by Gary Go and Thorne)
08. Weird Dream [Avan Lava Remix]
(Remix by Ian Pai)
09. Mother’s Pride [Hillstromania Remix]
(Remix by Pelle Hillstrom)
10. The Secret of Drowning [Phil Mossman Remix]
(Remix by Phil Mossman)
11. Simplicity Hurts [Glitterous Remix] (WWW.GLITTEROUS.CO.UK)
12. Go to Go [2000 Years BC Remix] Feat. Billy Corgan.
(Remix by Dan Burns)
Download Card Bonus Track: The Last Time [Puscifer Remix]
(remix by Mat Mitchell)

From Nowhere : Thievery Corporation

Les Américains de Thievery Corporation se sont fait connaître à la fin des années 90’s, grâce à un mélange de trip-hop, lounge et d’électronique, le tout enrobé de Lire la suite From Nowhere : Thievery Corporation

Joss Stone : Water for your soul

On l’attendait de pied ferme ce nouvel album de la demoiselle, tant les précédents nous avaient retourné le cerveau, mis les sens en ébullition, et le voilà enfin, au coeur de l’été Lire la suite Joss Stone : Water for your soul

Cinéstézic : Flaming creatures (Seventeen at this time)

jacksmith

Cinestézic explore les bandes originales de films ou spectacles.

Pour évoquer le travail très riche de Seventeen at this time, nous nous contenterons de faire référence à l’oeuvre qui a inspiré l’excellent travail des Français (afin d’éviter de froisser les âmes sensibles)  Lire la suite Cinéstézic : Flaming creatures (Seventeen at this time)

French fries : Phases cachées

French fries met en valeur les artistes de la scène Française.

Phases_Cachees

Il est peu de dire que le hip-hop ne foisonne pas sur nos pages, parce que nous avons toujours voulu rendre hommage à un hip-hop classieux, porteur de sens, respectueux du verbe et que dans la moisson des vingt-cinq dernières années, il n’y a ni en France ni à l’étranger que quelques formations qui nous ont conquis, il est vrai. Phases Cachées en fait partie, Lire la suite French fries : Phases cachées

THE ARRS : KHRONOS

Les Parisiens de The Arrs n’en sont pas à leur premier méfait, puisque le groupe a plusieurs albums à son actif, aux compositions tonitruantes mais lyriques, qui ont toutes contribué à faire de The Arrs l’un des plus grands groupes de la scène métal Française actuelle. Le chant en Français adopté par le groupe lui permet d’être compris par le public de l’hexagone, d’autant que ses textes réfléchis, porteurs d’un message puissant, méritent d’être entendus. Cette exception française n’a nullement empêché le groupe de se faire connaître internationalement.

« Un nouvel album haut en couleurs, dévastateur par ses riffs, tellurique par ses rythmiques, et tranchant dans ses textes. »

Autant d’atouts qui laissaient présager un nouvel album haut en couleurs, dévastateur par ses riffs, tellurique par ses rythmiques, et tranchant dans ses textes, d’une actualité malheureusement frappante. Khronos est de ces disques qui rassemblent un public au-delà des seuls amateurs de death, death-core ou grind, puisque la musicalité qui lui sert d’ossature flirte avec des origines heavy et thrash incontestables. Il ne devrait donc pas tarder à attérir sur vos platines. Quant au groupe, vous pourrez aller les soutenir en live à l’occasion d’une tournée dont les premières dates sont parues, comme celle du 7 novembre prochain au Divan du monde, à paris (France). On sent bien maintenant que vous êtes chauffés à blanc ce désir irrésistible de pousser une gueulante avec the Arrs ; en guise d’exutoire, voici le titre, juste excellent, extrait de ce nouvel album, intitulé « Du ciel et de la terre ».

The Parisian of The Arrs are not for their first misdeed there, because the band has several albums to its credit, in the resounding but lyric compositions, which all contributed to make of The Arrs one of the biggest bands of the current French metal scene. The lyrics in French adopted by the band allows to be understood by the public of our country, especially as their thoughtful texts, carriers of a powerful message, deserve to be understood. This French exception prevented by no means the band from be known internationally.

« A new colourful, devastating album by its riffs, telluric by its rhythmic, and sharp edge in its texts, due to an unfortunately striking current events. »

TheArrs

So many assets which led to predict a new colourful, devastating album by its riffs, telluric by its rhythmic, and sharp edge in its texts, due to an unfortunately striking current events. Khronos is now among these records which gather a public beyond the only amateurs of death, death-core or grind, because the musicality which is of use to it as skeleton flirts with heavy and thrash indisputable origins. It should not thus delay landing on your decks. As for the band, you can go to support them live on the occasion of a tour there the first dates of which are appeared, as that of next November 7th to the Divan of the world in Paris (France). We are now sure that you are warmed to white with this irresistible desire to push a loud cry with the Arrs; by way of deliverance, here is the track, just excellent, extract from this new album, entitled « Du ciel et de la Terre » ( » Of the sky and the earth « ).

+ que démo : The Blackstone co.

+ que démo vous présente ces artistes qui affleurent sur la scène en ayant quitté le stade de la simple démo pour nous offrir un premier album de qualité. C’est le cas des gars de The Blackstone co, qui nous livre en cette rentrée 2015 un premier opus, dont les premiers extraits sont parus dans le courant de l’été. Lire la suite + que démo : The Blackstone co.

Iced Earth : Plagues of Babylon

C’est un vrai grand moment de heavy metal que les Iced Earth nous offrent à chaque album, et ce, depuis des décennies maintenant, tant et si bien qu’ils semblent condenser de la plus belle manière qui soit l’énergie Lire la suite Iced Earth : Plagues of Babylon

Alice in Chains : Nothing Safe

15 titres composent ce best of au nom déguisé, « Nothing safe », qui donne pourtant bien le ton de la carrière longue, musicalement riche et complexe d’Alice in Chains, Lire la suite Alice in Chains : Nothing Safe

Irma : Faces

C’est toujours un plaisir d’entendre s’élever dans l’air la voix soul, chaleureuse d’Irma, jeune poétesse de la soul, au phrasé typique, qui, de quelques accords de guitares bien sentis, nous transporte dans son monde. Lire la suite Irma : Faces

The Roots : And then you shot your cousin

Revoilà les plus grands MC du hip-hop groove Américain, qui fédèrent autour d’eux tous ceux qui ont envie de toucher du doigt la fièvre créatrice de The Roots : treize albums avec celui-ci, intitulé sans détour « And then you shoot your cousin », et le duo fondateur n’a pas perdu un gramme de sa verve. Flow superbe, ambiances hyper travaillées, entre BO de film, façon Wax Tailor et hip-hop plus rageur. De très belles orchestrations lient ce propos musical pour livrer un album très concret, réaliste au sens où il dresse un portrait de nouveau très enrichissant de la quotidienneté, l’histoire d’une rencontre entre humain et urbanité, comme Frankenstein se retrouvant face à face avec son propre monstre. Un bel album de The Roots, qui reste la valeur sure de la scène hip-hop actuelle, mêlant tradition et modernité dans un dialogue des cultures, des générations, des genres aussi. Fédérateur lorsqu’il n’est pas novateur, comme sur l’excellent « Undun ».


Here are again the biggest MC of the American groovy hip-hop, who federate around them all those who want touch of the finger the creative fever of The Roots: thirteen albums with this one, entitled frankly  » And then you shot your cousin « , and the founding duet did not lose one gram of its eloquence. Flow haughtiness, atmospheres hyper worked, between soundtrack, by like Wax Tailor’s, and more furious hip-hop. Very beautiful orchestrations bind this musical subject to deliver a very concrete, realistic album in the sense that it draws up again a portrait very enriching of the everyday nature, the story of a meeting between human and urbanity, as Frankenstein finding himself face to face with his own monster. A beautiful album of The Roots, which remains them as the sure value of the current hip-hop scene, mixing tradition and modernity in a dialogue of the cultures, the generations, the genres also. Unifier when he is not innovative, as on excellent « Undun ».

Kasabian : 48:13

C’est avec un album patiné à l’électro (« Doomsday »), parfois un rien abusive (« Explodes »), flirtant avec la BO de film (« Shiva », « Mortis », « Clouds »), que Kasabian nous revient enfin. Lire la suite Kasabian : 48:13

Incognito : Amplified Soul

16 titres pour ce seizième album du collectif INCOGNITO, qui réconcilie, dans un travail de qualité irréprochable Prince, Marvin Gaye et la génération Nu Soul actuelle, Lire la suite Incognito : Amplified Soul

Fu Manchu : Gigantoïd

Il était très attendu, le nouvel opus de Fu Manchu, groupe phare de la scène stoner, à laquelle les Américains ont contribué à apporter, outre un son très respectueux des origines Sabbathiennes Lire la suite Fu Manchu : Gigantoïd

Juçara Marçal : Encarnado

Revoilà la prêtresse à la voix d’or, tendant de ses mains colorées les 11 nouvelles chansons de son album, Encarnado, qui célèbrent la rencontre entre la sensibilité de Juçara Marçal, puisée dans les terres reculées du Brésil et la tension des grandes villes, Lire la suite Juçara Marçal : Encarnado

Gavlin : Modest confidence

Nous avons prêté l’oreille, d’abord, avant même de savoir qui se cachait derrière le pseudonyme de Gavlyn, sans avoir découvert de visage, sans avoir lu de biographie. Juste une voix, un « flow », gorgé de soul et de personnalité, qui distille le parfum d’une analyse piquante mais réaliste, sans tomber dans la niaiserie, la facilité ; Lire la suite Gavlin : Modest confidence

Elysian Fields : For house cats and Sea fans

Une nouvelle fois, Jennifer Charles et ses comparses nous entrouvrent les portes de leur univers fantasmagorique, sorte de cabinet de curiosités vivantes, où se côtoient les histoires d’un jour et les poésies de toujours, Lire la suite Elysian Fields : For house cats and Sea fans

IQ : Road of Bones

S’il est une valeur sûre de la scène progressive, c’est bien IQ, dont le nouveau « Road of bones » ne laissera personne insensible, tant la beauté des espaces, le caractère précis et ambitieux de ses compositions, n’ont d’égal que les univers qu’il convoque, Lire la suite IQ : Road of Bones

La Chiva Gantiva : Vivo

En matière de tectonique des plaques, tout commence par une légère dépression, en profondeur, qui met en branle la machine, tandis que tout un tas de vibrations se font sentir, qui emportent peu à peu avec elles l’ensemble des inerties. Bien souvent pourtant, pour soi, tout a commencé par le sel qui se déplaçait sur la table, comme pris par une soudaine envie de liberté, d’improvisation et qui nous emporte dans sa danse.

C’est ce piment-là que La Chiva Gantiva injecte dans chacune de ses compositions, de sorte que les trois Colombiens exilés à Bruxelles, entourés maintenant d’un tas de jeunes artistes Belges, qui aux cuivres, qui aux cordes, livrent avec Vivo, leur nouvel album, un beau panel de leur talent. Baignés à la culture afro-funk des années 7Os, à laquelle ils ont mêlé celle, autrement dansante, de leur Colombie d’origine, à grands renforts de percussions caribéennes, convoquant là la cumbia, là la salsa, et bien d’autres rythmiques (chirimia, champeta, …), chacune apportant son originalité propre à ce raz-de-marée électro-funky, qui n’est pas sans rappeler les emportements d’une Mano Negra qui manque dans le paysage de déréliction actuel, ou encore des Négresses Vertes, à l’énergie si compulsive.

Il semble bien qu’au-delà de la vague de renouveau du genre, pour laquelle la Belgique sait se faire terre d’accueil, comme elle a toujours su le faire, que ses recrues soient d’origine latino ou africaine, la Chiva Gantiva parvienne à se hisser en figure porteuse d’un message positif de partage, de valeurs, d’énergie constructive commune, qui ne saurait laisser indifférent et qui ramène la musique et la danse au cœur de considérations tout simplement humaines. Que viva la Chiva gantiva !


Regarding plate tectonics, everything begins with a light depression, in depth, which sets in motion the machine, whereas a whole lot of vibrations are felt, whichtake little by little with them all the slowness. Very often nevertheless, for oneself, everything began with the salt which moved on the table, as taken by a sudden desire for freedom, for improvisation and which takes us in its dance.

It is this hot pepper which La Chiva Gantiva injects in each of its compositions, so that these three Colombians exiled in Brussels, surrounded now with a heap of young Belgian artists, who in brass instruments, who in chords, deliver with Vivo, their new album, a beautiful panel of their talent. Bathed in the culture afro-funk of the years 7Os, with which they mixed that, otherwise dance, of their original Colombia, with a lot of Caribbean percussions, summoning there the cumbia, there the salsa, and many others rhythmic (chirimia, champeta), each bringing the originality appropriate to this electro-funky tidal wave, which is reminiscent of the furies of Mano Negra which is lacking in the current landscape of dereliction, or still Négresses vertes, with their energy so compulsive.

It seems good that beyond the wave of revival of the genre, for which Belgium knows how to be made land of welcome, as it knew always how to make it, as its recruits are of origin South American or African, La Chiva Gantiva succeeds in raising itself in expanding figure of a positive message of sharing, values, common constructive energy, which could not leave unmoved and which returns the music and the dance at the heart of simply human considerations. Que viva la Chiva gantiva !

Wye-Oak : Shriek

Le duo de Baltimore Wye-Oak nous revient, avec un album en forme de grimace, pied de nez aux modes et aux tendances, du nom de « Shriek », Lire la suite Wye-Oak : Shriek

Joy : Join the Dots

Tom Dougall a bien décidé de mener son jouet préféré dans la cour des grands, ne craignant depuis maintenant plus d’un an ni les coups ni les bosses, puisque, non content d’avoir balancé un premier pavé dans la marre en 2013, manière d’éclabousser sans autre prétention le monde pop / rock international de ses compositions aux allures industrielles, Lire la suite Joy : Join the Dots

Gazpacho : Demon

Les Norvégiens de Gazpacho sortent en ce mois d’avril leur huitième album, rien que ça, en un peu plus de dix ans d’existence, et après avoir écrit certains titres qui auront marqué l’histoire du rock progressif, pour tout amateur éclairé. Soundlyfe avait d’ailleurs chroniqué avec emphase leur superbe « March of ghosts » il y a quelques années maintenant. Autant dire que l’annonce de Demon, leur nouvel opus, avait levé quelques inquiétudes mais surtout fait naître une profonde impatience dans nos rangs. Pourtant, dès les premières notes, Gazpacho rassure plus qu’il ne surprend avec ses ambiances envoûtantes, ses rythmiques de qualité, dévoilant minute après minute un rock progressif de grande qualité, un disque qui alterne une énergie épidémique avec une profondeur intrigante, cocktail de choix pour venir nous conter cette histoire étrange d’un démon voyageur qui nous livre ici une sorte de carnet de voyage.

Finement composé, Demon séduit, emmène, sans qu’on ne parvienne à lui opposer quelque argument valable. Le sextet est en grande forme, et s’amuse, tant à flirter vocalement avec la progressivité presque pop, portée aux nues, d’un Genesis première période, qu’à convoquer tout un tas d’instruments, piano, flûtes et autres surprises dans ses compositions, comme pour mieux assurer ce transport des sens quelque part dans le haut lieu où se rencontrent enfin les quatre coins du monde. Un bel anneau interplanétaire qui ne désire que votre oreille pour étui. A noter, en parlant de réceptacle, le titre bonus de l’édition packagée, « The Cage », mixé par David Bottrill (Placebo, Muse).


The Norwegian of Gazpacho bring out in this April their eighth album, only that, in a little more than ten years of existence, and having written certain songs which will have made history of the progressive rock, for every informed amateur. Soundlyfe had moreover chronicled with bombast their haughtiness  » March of ghosts  » a few years ago now. One might as well say that the announcement of « DEMON », their new opus, had raised some concerns but especially creates a profound impatience in our ranks. Nevertheless, from the first notes, Gazpacho reassure more that they make a surprise with their mesmerizing atmospheres, their quality rhythmic, revealing minute by minute a high-quality progressive rock, a record which alternates an epidemic energy with a intriguing depth, a cocktail of choice to come to tell us this strange story of a devil traveler who delivers us here a kind of journey diary.

Finely consisted, Demon seduces, takes, without we succeed in setting it some valid argument. The sextet is in great form, and has fun, as long to flirt vocally with the almost pop, praised to the skies progressiveness, with Genesis first period, that to summon a whole lot of instruments, piano, flutes and other surprises in his compositions, as to assure better this transport of the senses somewhere at the top place where meet finally four corners of the world. A beautiful interplanetary ring which wishes only for your ear for case. To note, by talking about receptacle, the title bonus of the packaged edition, « The Cage », mixed by David Bottrill (Placebo, Muse).