Villagers : Darling arithmetic


Le nouvel album des Villagers était, à la rédaction, l’un des rendez-vous les plus attendus de l’année, pour la simple et bonne raison que ces Irlandais-là ont délivré avec leur précédent {Awayland} l’un des plus beaux albums qu’il nous ait été donné d’écouter un jour. C’est donc angoissés, les mains moites, l’oreille fébrile que nous nous sommes laissés pénétrer par la musique envoûtante de ce Darling arithmetic, second véritable album du groupe. « I live inside you and you live in me » scande Conor O’Brien, jolie formule qui pourrait bien résumer à nouveau notre sentiment de dépendance à une écriture pure, qui porte la pop music au faîte de sa sobriété pour mieux en faire jaillir toute la luminosité.

Difficile de mettre à nu quelque artifice pour expliquer cette capacité à dialoguer avec son auditoire, à lui faire prendre place sur la corde raide des émotions livrées à brûle-pourpoint, ou encore entre deux notes de piano, le temps d’une envolée poétique. La guitare est d’une justesse à couper le souffle, sans fioritures, tour à tour ou ensorcelante (« Little Bigot »), les percussions précises. Conor épelle de sa voix d’une clarté irréprochable chaque seconde de cet opus comme autant de voyelles permettant enfin à l’auditeur embarqué dans ce grand voyage sensoriel de prononcer la réalité du monde qu’il découvre, comme un enfant à sa première lecture de Jules Verne. Les Villagers double le monde, encore une fois. Transportant.


The new album of Villagers was, in our editorial staff, one of the appointments the most expected from the year, for the simple and good reason that this Irish guys delivered with their precedent {Awayland} one of the most beautiful albums that it was given to us to listen to a day. It is thus worried, our hands clammy, the ear feverish, that we let us penetrate by the mesmerizing music of this Darling arithmetic, second real album of the band.  » I live inside you and you live in me  » chants Conor O’ Brien, attractive formula which could well summarize again our feeling of dependence in this pure writing, which carries pop music in the summit of its sobriety to make better spring all the luminosity.

Difficult to lay bare some subtlety to explain this capacity to have a dialogue with his public, to make him take place on the tightrope of the feelings delivered out of the blue, or still between two notes of piano, the time of a flight of poetry. The guitar is in a breathtaking, unadorned correctness, alternately or enchanting (« Little Bigot »), the percussions precise. Conor spells with his voice of an irreproachable brightness every second of this opus as so many vowels allowing finally the listener embarked on this sensory last great journey to pronounce the reality of the world which he discovers, as a child in his first reading of Jules Verne. Villagers double the world, once again. Transporting.

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