Metric : Pagans in Vegas


Pour les amateurs, Metric, c’est Metric. Pour les autres, ces trublions de Toronto (Canada) traversent la scène internationale depuis plusieurs années, à grand renfort d’albums inclassables, plein à craquer de références, mais aussi de hits qui font du bien, à l’image de ce « lie lie lie » qui ouvre leur nouveau méfait « Pagans in Vegas ». Pop assurément (« The other side », « For kicks »), électro sans conteste (« Celebrate », « Cascades »), rock parfois (« Too bad, so sad »), dans l’esprit, il est définitivement inutile à plus d’un titre de vouloir définir la musique de Metric autrement que par ce qu’elle procure, ce qu’on ressent en l’écoutant : une forme de bonheur simple, d’envie de tout balancer, pour se laisser aller à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. N’est-ce pas l’un des buts de la musique, dans sa portée sociale, d’ailleurs ? Les clubs ne servent-ils pas originellement à cela, à divertir, à recharger en énergie positive, la sérotonine aidant ?

Les Metric occupent la scène avec une aisance déconcertante. Leurs refrains faussement évidents n’en sont que d’autant plus exaspérants, à la manière, plus proche de nous, de ceux d’un Superbus qui cartonne tout en donnant l’impression de jouer la facilité parfois (« The shade »). Compositions fluides aux allures minimalistes répétitives, certains titres de cet album sont tout simplement addictifs (« Fortunes », « The governess »), lorsque malheureusement d’autres ont sans aucun doute conservé face à nous tous leurs secrets (le dyptique « The Face »). Un opus à la hauteur de ses prédécesseurs, qui mérite le détour et devrait verser assez rapidement quelques-uns de ses hits prêts-à-consommer sur les ondes radiophoniques et platines de DJs. C’est en tous cas tout le mal qu’on leur souhaite.


For the amateurs, Metric is Metric. For others, these troublemakers from Toronto (Canada) cross the international scene for several years, with a lot of unclassifiable albums, plenty of references, but also hits which give pleasure, just like this  » lie lie lie  » which opens their new misdeed « Pagans in Vegas ». Pop undoubtedly (« The other side », « For kicks »), electro unquestionably (« Celebrate », « Cascades »), rock sometimes ( » Too bad, so sad « ), in the spirit, it is definitively useless in many respects to want to define the music of Metric otherwise than by what it gets, what we feel by listening to it: A kind of simple happiness, desire to toss everything, to see the half full glass rather than half empty one. Isn’t it one of the purposes of the music, in its social impact, moreover? Are not clubs originally of use to it, to amuse, to reload in positive energy, helped by serotonin? 

Metric occupies the scene with a disconcerting ease. Their wrongly obvious tunes are all the more annoying, in the way, closer to us, of those of Superbus while giving the impression of playing the ease sometimes ( » The shade « ). Fluid compositions with repetitive minimalist looks, some songs of this album are simply addicting (« Fortunes »,  » The governess « ), when unfortunately others undoubtedly kept in front of us all their secrets ( the double  » The Face  » ). An opus as high as its predecessors, to be listened, which should quickly pour some of its hits ready-to-consume on the radio waves and DJs’ decks. It is in any case all the evil which we wish them.

Publicités

Répondez | Leave a Reply

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s