JIMM : « Je voulais un disque nerveux et homogène | I wanted a nervous and homogeneous record  » (Interview)


Cette semaine, nous avons souhaité vous présenter JIMM, son rock teigneux, ses paroles bien senties, son style à la No One Is Innocent : de quoi se remettre les idées en place ! Interview !

JIMM live1 – JIMM, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors j’ai 34 ans, j’ai commencé la guitare il y a une vingtaine d’années maintenant. Je ne suis pas chanteur à la base, je me suis mis à chanter puis à écrire des textes un peu par défaut, lorsque vers 23 ou 24 ans on n’a plus eu de chanteur avec mon groupe de l’époque. J’en avais marre des galères de chanteurs et de devoir dépendre des autres. Ça m’a plu donc j’ai continué, et peu à peu ça a abouti au projet actuel, JIMM.

2 – Quelles sont tes influences musicales principales ?

Principalement du rock US. Mes premières influences sont les albums de rock de la période 90-95, de groupes comme Guns’n’Roses, The Ramones, Nirvana, Pixies, Smashing Pumpkins, Offspring, et des moins connus comme Therapy ?, Redd Kross. C’est la période où j’ai commencé à écouter du rock et à jouer de la gratte donc, fatalement, j’ai écouté les groupes du moment. Puis, il y a eu les groupes à la fin des années 90s / début des années 2000, qui m’ont marqué, comme Creed (puis After Bridge), Papa Roach, Deftones et Muse. Des groupes comme les Sex Pistols, Social Distorsion aussi. Parallèlement, j’ai toujours écouté pas mal de blues, depuis l’âge de 15-16 ans. Pour ce qui est des guitaristes solistes, c’est surtout Slash et Randy Rhoads. J’aime aussi beaucoup KW Shepherd, Ritchie Sambora, Yngwie Malmsteen, Zakk Wylde et Jack E. Lee.

3 – Un clip vient de paraître, annonciateur de ton album In[can]decence : peux-tu nous parler un peu plus de cette expérience ? Qui a fait quoi ?

En fait il y a un peu plus de 2 ans, on a réalisé un clip avec Matthias Castegnaro et son équipe, que j’ai connu par le biais de mon batteur de l’époque car ils étaient potes et avaient bossé ensemble. On s’est bien entendu, le résultat était cool ; du coup on a tourné un autre clip issu du premier album avec lui (« A l’intérieur »), puis deux autres, récemment, pour IN[CAN]DECENCE, dont le premier, « Occident oxydant », qui est en ligne sur Youtube depuis le 15/09. On a tourné ce clip en mars, sur un toit vers Saint Denis (France), avec Matthias et Pierre Marie Paubel (son associé) et peu de matos, juste une caméra. Ça a duré l’après-midi. C’est également Matthias qui a réalisé le montage et l’incrustation des images, avec un pote à lui (420 workshop).

4 – Et cet album, tu y as mis quoi dedans ? Il parle de quoi ?

C’est un album de guitares avant tout. Je voulais faire un disque nerveux et homogène avec seulement des morceaux rock, métal et punk, et plus hard que le premier, où il y avait des instrumentaux. Après, au niveau des textes, il n’y a pas de trame principale, ça parle de plusieurs sujets comme des religions (« jamais de trêve »), de la surconsommation (« occident oxydant), des rêves (« je cherche à m’endormir »), d’une personne que j’ai rencontrée à St Tropez il y a une dizaine d’années (« Pourri gâté »), de choses que je lis souvent sur Facebook, comme les gens seuls qui dépriment certains soirs ou jours de fêtes comme à Noël (« à la vie à la mort ») …

JIMM live5 – Les mois à venir seront faits de quoi : de la scène ? Quoi d’autre ?

Oui je cherche des concerts, là. Et je fais également la promo de l’album via les réseaux sociaux.

6 – In[can]decence est-il auto-produit ? Parle-nous un peu du statut de l’artiste, du défi de faire un album aujourd’hui ?

Oui il auto-produit, j’ai tout financé moi-même, comme pour le premier album. Beaucoup de groupes passent par des sites de financement participatifs aujourd’hui pour produire un disque. J’aurais peut-être pu faire ça, mais je n’aime pas trop cette démarche de faire payer les fans. Je préfère tout financer moi-même, même si ça me coûte tout mon fric, et leur laisser le choix d’acheter le disque ensuite, s’ils l’aiment.

Sinon pour moi faire un disque ce n’est pas vraiment un défi car n’importe quel groupe un peu armé peut en faire un, avec un minimum de moyens et de compétences. C’est plutôt un aboutissement, une satisfaction personnelle aussi, dans la mesure où le disque me plait bien sûr, car je ne me verrais pas enregistrer un disque que je n’aime pas.

In[can]decence7 – On sait que les Français écoutent à longueur de temps des titres auxquels ils ne comprennent pas un mot, ce qui est réciproque pour les anglophones d’ailleurs … Tu as fait le choix d’un chant en Français : pourquoi ? Considères-tu que ce n’est pas ou plus aujourd’hui un écueil à un auditoire international ?

En fait j’ai toujours écouté du rock français, avec TRUST surtout, et aussi Noir Désir, Eiffel, Cox, Axel Bauer, les Sheriff… Et dans mon premier groupe quand j’étais ado le chanteur écrivait en français, par la suite quand j’ai pris le relais j’ai continué en français. Je ne me suis jamais posé la question, le français était naturel. En plus j’ai un accent anglais de merde, et un niveau lycée donc pour écrire en anglais c’est très limité. Chanter en anglais quand tu es Français dans le but de t’exporter à l’étranger, ça m’a toujours fait marrer. Tourner et me faire une petite notoriété en France dans le milieu du rock ce serait déjà pas mal. Et honnêtement ça me dérange pas d’écouter des groupes de rock chanter en espagnol, norvégien ou allemand, tant que la zik et les mélodies sont bien, la langue c’est secondaire, même si je pige pas un mot.

8 – Qu’est-ce que tu n’as pas encore réalisé et qui te tient à cœur à propos de JIMM ? Pourquoi ?

Faire des festivals, jouer en province plus souvent et dans des villes où je ne suis jamais allé, faire des scènes un peu plus grosses que celles qu’on a l’habitude de faire, ce serait un bon début. A titre personnel j’aimerais bien enregistrer un album de guitare instrumental type surf music moderne, ça se fera sûrement d’ici quelques années. Composer des BO de films aussi, si j’en avais l’occasion, ça me dirait bien.

9 – Parmi les dernières galettes parues sur le marché, y a-t-il un ou plusieurs artistes, une ou plusieurs œuvres qui t’ont attiré, intrigué, captivé et pourquoi ?

Alors de tête je citerai un groupe, enfin un artiste, c’est Carpenter Brut. C’est un français qui œuvre dans un style électro années 80 avec des influences de métal et de BO de films. Je n’aime pas l’électro habituellement mais lui j’adore sa zik et ses ambiances. Je les ai vus en live ça déboîte autant qu’un groupe de rock (il y a un batteur, un guitariste et lui joue les thèmes au synthé), c’est mon gros coup de cœur de ces dernières années. Sinon dans le rock je ne vois pas trop là : j’avais adoré l’album de Heaven’s Basement, sorti il y a 2 ans.

10 – Last but not least (preuve de notre incurable curiosité) : peux-tu nous dire en quelques mots ce que représente la musique pour toi aujourd’hui ?

La musique est ma passion avant tout, mais aussi une quête infinie, un but, celui de toujours vouloir écrire de meilleures chansons avec le temps. Un moyen d’expression bien sûr, et aussi une façon pour moi de laisser une trace ou sorte de testament dans ce monde le jour où je serai mort ^^.


This week, we wished to present you JIMM, his nasty rock, his well felt words, his style like No One Is Innocent: what you need to gain perspective! Interview !

1 – JIMM, who are you in a few words?

Then I am 34 years old, I began the guitar about twenty years ago. I am not a singer at the origin, I began singing then writing texts a little bit by default, when at about 23 or 24 years we no more had a singer with my band. I was fed up with singers’ bad adventures and to have to depend on others. That thus pleased me I continued, and little by little that ended in the current project, JIMM.

JIMM live2 – What are your main musical influences?

Mainly of the US rock. My first influences are the albums of rock of period 90-95, bands as Guns’N’Roses, The Ramones, Nirvana, Pixies, Smashing Pumpkins, Offspring, and the least known as Therapy? or Redd Kross. It is the period when I began to listen to the rock and to play the guitar thus, inevitably, I listened to the bands of the moment. Then, there were the bands at the end of the 90s / early 2000s, which touched me, as Creed (then After-Bridge), Papa Roach, Deftones and Muse. Bands as Sex Pistols, Social Distortion also. At the same time, I always listened to quite a lot of blues, since the age of 15-16 years. As for the guitar soloists, it is especially Slash and Randy Rhoads. I also like very much KW Shepherd, Ritchie Sambora, Yngwie Malmsteen, Zakk Wylde and Jack E. Lee.

3 – A clip has just appeared, herald of your album In[can]decence: can you speak to us a little more about this experience? Who made what?

In fact a little more than 2 years ago, we realized a clip with Matthias Castegnaro and his team, that I knew by means of my drummer of this period because they were buddies and had worked together. We were quickly OK, the result was cool; Immediately we shot another clip stemming from the first album with him (« Inside »), then two others, recently, for In[CAN]decence, of whom the first one, « oxidant occident », which is on-line on YouTube since 15/09. We shot this clip in March, on a roof towards Saint Denis (France), with Matthias and Pierre Marie Paubel (his partner) and few of material, just a camera. That lasted in the afternoon. It is also Matthias who realized the editing and the inlay of the images, with a buddy (420 workshop).

4 – And this album, what have you put inside? What does it speak about?

It is an album of guitars above all. I wanted to make a nervous and homogeneous record with only pieces rock, metal and punk, and harder than the first one, where there were instrumental. Then, as for texts, there is no main weft, that speaks several subjects as religions (« never of truce »), of the overconsumption (« oxidizing west), dreams ( » I try to fall asleep « ), of a person whom I met in Saint Tropez (France) there is a decade ( » Rotted spoiled « ), of things which I often read on Facebook, as alone people who feel depressed some evenings or feast days as in Christmas ( » for life « ) …

JIMM (Kelly Jane Photography)
JIMM par | by Kelly jane

5- What will the months to come be made: live scene? What else?

Yes I look for concerts, there. And I also promote the album via the social networks.

6 – Is In[can]decence autoproduced? Speak to us a little about the status of the artist, about the challenge to make an album today?

Yes it’s autoproduced, I financed everything myself, as for the first album. Many bands pass by participative sites of financing today to produce a record. I would maybe have been able to make that, but I don’t like too much this initiative to charge the fans. I prefer to finance everything myself, even if that costs me all my cash, and let them the choice to buy the record then, if they like it.

Otherwise for me to make a record is not really a challenge because any a little equipped band can make one, with a minimum of means and skills. It is rather an outcome, a personal satisfaction also, as far as the record pleases me of course, because I wouldn’t see me recording one which I wouldn’t like.

JIMM7 – We know that the French people listen to all the time songs in which they do not understand a word, what is mutual for the English speakers moreover … You chose of a singing in French: why? Do you consider that it is not or not more today a stumbling block to an international public?

In fact I always listened to any French rock, like TRUST especially, and also Noir Désir, Eiffel, Cox, Axel Bauer, the Sheriff… And in my first band when I was a teenager the singer wrote in French, afterward when I took over I continued in French. I never asked myself the question, French was natural. Besides I have an English accent of shit, and at a high school lever thus to write in English it is very limited. Sing in English when you are French with the aim of being exported abroad, that always made me have a good laugh. To turn and to make me a small fame in France in the rock scene would be already not bad. And honestly that disturbs me not to listen to rock bands singing in Spanish, Norwegian or German, so much that the music and the melodies are well, the language it is secondary, even if I understand no word.

8 – What have you not realized yet and which means a lot to you about JIMM? Why?

Make festivals, play in province more often and in cities where I never went, to make scenes a little bigger than those whom we are used to make, it would be the good beginning. Personally I would like to record an album of typical instrumental guitar in a kind of surfing modern music. That will be made certainly by a few years. Compose Original Soundtracks also, if I had the opportunity, would tell me well.

9 – Among the last albums appeared on the market, are there one or several artists, one or several works which attracted you, intrigued, captivated and why?

Then thinking about it I shall quote a band, finally an artist: Carpenter Brut. It is a French man who works in an electro style from the 80s with influences of metal and OST. I don’t like the electro music usually but he I adore his music and its atmospheres. I saw them live: that pulls out as much as a rock band (there is a drummer, a guitarist and he plays himself the themes with keyboards), it is my very favorite of these last years. Otherwise in the rock I don’t see too much now: I had adored Heaven Basement’s album, released 2 years ago.

10- Last but not least (proof of our incurable curiosity): can you tell us in a few words what represents the music for you today?

The music is my passion before anything, but also an infinite collection, a purpose, that to want always to write better songs in time. A way of expression of course, and also a way for me to leave a track or a kind of will in this world when I shall have died ^^.


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