The Imaginary Suitcase : Fake blood from real wounds


The imaginary Suitcase évolue dans un champ définitivement déconcertant de la folk song (« Matty Groves », « The Village »), quelque part le long de ces routes, si longues qu’on a le temps de s’y remémorer les petites blessures de l’âme, un pas devant l’autre pour continuer d’avancer, un titre derrière l’autre, comme les petits cailloux de la mémoire (« Mary »), dans lesquels shooter du pied dans un geste chargé de fausse rancœur et de vaine énergie pour oublier. Riche de ce mélange des cultures et des voix que la Belgique et la Suisse se partagent jalousement, comme Stephan Eicher l’a si souvent illustré pour sa part, Laurent Leemans manie l’Anglais, le Néerlandais (« Het dorp ») et bien évidemment la langue de Molière (« Demain est un autre jour », qui rappelle Benjamin Biolay), avec une aisance et un accent déconcertants, flirtant dans ses petites orchestrations aux allures de comptines, avec une pop fragile («Long live love ») qui ne déplairait pas à Tori Amos si cette dernière troquait ses touches en noir et blanc pour la corde sensible d’une guitare.

TIS FBFRW flyerBien entendu, The Imaginary Suitcase n’a rien perdu de sa profondeur de voix et de texte (« Hall of heaven »), qui lui valent depuis le début de sa carrière ces allusions constantes à Nick Cave, et qui nous portent pour notre part plutôt dans les contrées des The Gutter Twins de Mark Lanegan. Sa guitare ne s’est peut-être jamais faite aussi structurante, véritable colonne vertébrale où s’enroulent les chœurs et les violons, jusqu’à ce qu’explosent ses refrains lumineux (« She’s like the swallow », « It’s not you, it’s me »), lorsqu’il ne virevolte pas aux portes d’une forme de répertoire traditionnel (« Aangespoeld »), comme le ferait un I Muvrini par chez nous, pour faire ressortir de la mémoire collective d’intemporelles compositions. Folk, parfois plus rock (« Run like the devil »), cet opus est une vraie belle galette de rentrée, à déguster à sa juste valeur, non pas seulement parce que le folk-rock est le grand absent de notre vieille Europe, mais aussi parce que The Imaginary Suitcase s’en est fait, en quelques années, le digne ambassadeur, capable de nous convier à de belles réceptions sonores qui nous parlent d’ailleurs (on pense à Neil Young bien souvent) ou de nous-mêmes, avec la même justesse, la même intensité.


The Imaginary Suitcase evolves in a field definitively disconcerting of folk song (« Matty Groves », « The Village »), somewhere along these roads, so long as we have time to remember the small wounds of the soul, a step in front of the other one to continue to move forward, a track behind the other one, as the small pebbles of the memory (« Mary »), in which to shoot with the foot in a gesture in charge of false resentment and useless energy to forget. Rich in this mixture of the cultures and the voices that Belgium and Switzerland are jealously divided, as Stephan Eicher so often illustrated it for his part, Laurent Leemans handles the English, the Dutch (« Het dorp ») and naturally the Moliere’s language (« Tomorrow is another day », which reminds Benjamin Biolay), with an ease and an accent disconcerting, flirting in his small orchestrations in the looks of songs for children, with a fragile pop (« long live love ») which would not displease Tori Amos if she exchanged her touches in black and white for the sensitive rope of a guitar. Naturally, The Imaginary Suitcase lost nothing of his depth of voice and text (« Hall of heaven »), which are worth to him from the beginning of his career these constant allusions to Nick Cave, and which carry us for our part rather in the country of The Gutter Twins with Mark Lanegan. His guitar made maybe never so structuring, real vertebral column where wind choirs and violins, until explode his bright tunes (« She’s like the swallow », « It’s not you, it’s me »), when he doesn’t spin near a shape of traditional directory (« Aangespoeld »), as would make I Muvrini in our South France, to highlight some collective memory of timeless compositions. Folk, sometimes more rock (« Run like the devil »), this opus is the real beautiful pancake of comeback, to have a rough time in its just value, not only because the folk-rock song is the big absentee of our old Europe, but also because The Imaginary Suitcase was made, in a few years, deserving ambassador, capable of inviting us to beautiful sound receptions which speak to us moreover (we think of Neil Young very often) or of ourselves, with the same correctness, the same intensity.

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