From Nowhere : Jesca Hoop


Toujours en quête de vous faire découvrir des talents trop méconnus (notamment en France), dans notre rubrique From Nowhere, nous mettons à nu pour vous cette semaine la belle et talentueuse Jesca Hoop, que son dernier album en date, Undress, révèle au mieux de sa forme, dans une réécriture de titres déjà franchement bien ficelés. Mais projetons-nous quelques instants des années en arrière …

Jessica « Jesca » Ada Hoop s’est éloignée de nombreuses années de sa Californie natale pour n’y revenir que vers les années 2000, qui marquent également la période où elle entre dans le monde de la musique grâce à Tom Waits dont elle est, à cette période, la nounou des enfants et qui apprécie ses compositions disparates, inclassables, sensitives. Par son intermédiaire, Jesca obtiendra un contrat et sera également diffusée à diverses occasions avant de produire son premier album « Kismet » à l’automne 2007, suivi d’une poignée de titres en version acoustique. Au rythme de deux à trois années, Jesca Hoop s’installe donc dans le paysage musical international, particulièrement reconnue pour ses arrangements originaux, son approche globale de la musique avec laquelle elle a un dialogue permanent, de sorte que tous les styles y passent, en fonction de ses humeurs, de ses envies. Et cette démarche trans-genre n’est que plus légitime du fait que Jesca Hoop y excelle.

Undress est en ce sens un beau portrait musical de l’artiste, de ses envolées pop et folk (« Murder of birds », « Hunting my dress »), seule ou en duo, au rock qu’elle habite telle l’héritière parfaite de Patti Smith (« Feast of the heart), portant aux nues sa poésie universelle. Les rythmes, parfois parfaitement électroniques, que manie Jesca Hoop la rapproche de compositrices comme Imogen Heap dont elle partage l’art de compositions lumineuses, farouchement efficaces, qui vous entrent dans le cerveau pour ne plus jamais en sortir. Sa voix, qui sait se faire si personnelle, atteint par moments des sommets de justesse et de fragilité sans se départir de ce caractère trempé que l’on perçoit dans cette écriture décalée, toujours un peu révoltée. On sent chacun de ses titres comme un chapitre de livre qui ne dit pas tout, susceptible d’être relu entre les lignes, pour en faire surgir la magie profonde.

C’est cela que de nombreux artistes sont venus chercher chez cette Anglaise d’adoption, qui a travaillé avec Stewart Copeland ou Shearwater, et ouvert pour rien moins que Mark Knopfler, Placebo, Eels, Iron Wine ou le génial siffleur Andrew Bird et bien d’autres encore, avant de rejoindre les musiciens de Peter Gabriel pour une tournée internationale toujours grandiose. Jesca Hoop sera de retour début 2016 avec un projet co-écrit et enregistré avec Sam Beam (Iron & Wine), qui comportera de nombreux invités. Mais surtout son nouvel album solo paraîtra la même année, sous le titre de Memories are now. Deux rendez-vous grandement attendus, compte tenu des superbes prestations de Jesca Hoop aux nombreux festivals (notamment Anglais) de l’été. Une artiste à suivre de près, parce qu’elle pourrait bien être la molécule inédite qui vous manquait jusque-là pour vous sentir vivant, entier, unique à votre tour.


Always in search of making you discover too much underestimated talents (in particular in France), in our section From Nowhere, we strip for you this week beautiful and talented Jesca Hoop, whom the last album in date, Undress, reveals in peak condition, in a rewriting of already openly well tied up tracks. But let us fall a few moments of the years behind …

Jessica  » Jesca  » Ada Hoop went away from numerous years of her native California to return there only at about the 2000s, which also mark the period when she enters the world of the music thanks to Tom Waits of whom she is, in this period, the nanny of the children and which appreciates her ill-assorted, unclassifiable, sensory compositions. By his intermediary, Jesca will obtain a contract and will also be diffused in diverse opportunities before producing her first album  » Kismet  » in autumn, 2007, followed by a handful of songs in acoustic version. At the rate of two or three years, Jesca Hoop thus settles down in the international musical landscape, particularly recognized for her original arrangements, her global approach of the music with which she has a permanent dialogue, so that all the styles melt there, according to her humors, to her desires. And this approach trans-genre is only more justifiable than Jesca Hoop excels in doing it.

Undress is this way a beautiful musical portrait of the artist, of her folk and pop surges ( » Murder of birds », « Hunting my dress « ), only or in duet, of the rock that she lives in such the perfect heiress of Patti Smith ( » Feast of tea heart), praise to the skies her universal poetry. The rhythms, sometimes perfectly electronic, which uses Jesca Hoop move closer her to composers as Imogen Heap whose art of bright, fiercely effective compositions she shares, which enter you the brain to never go out. Her voice, that knows how to be so personal, reaches at times summits of correctness and fragility without abandoning this tempered character which we perceive in this moved writing, always a little revolted. We feel each of her songs as a chapter of book which does not say everything, susceptible to be reread between lines, to make appear the deep magic.

That’s what numerous artists came to look at these Englishwoman’s by adoption, who worked with Stewart Copeland or Shearwater, and opened for nothing less than Mark Knopfler, Placebo, Eels, Iron Wine or the brilliant whistler Andrew Bird and many others else, before joining the musicians of Peter Gabriel for an always grand international tour. Jesca Hoop will be back at the beginning of 2016 with a project co-written and recorded with Sam Beam (Iron and Wine), who will contain numerous guests. But especially her new solo album will be released the same year, under the title of Memories are now. Two appointments largely expected, considering the magnificent performances of Jesca Hoop to the numerous festivals (in particular in UK this summer. An artist to follow closely, because she could well be the new molecule which missed you up to feel alive, whole, unique in your turn.

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