24 H DANS LA VIE D’UNE ETUDIANTE | 24H IN A STUDENT LIFE


«Ce sont les meilleures années de ta vie ! », «Tu vas voir après c’est pire …» ou encore «Profites-en maintenant!», les parents inventeraient n’importe quoi pour nous faire aimer l’école.

Faisons un peu de sociologie de comptoir : on distingue deux catégories de personnes : celles qui ont vite compris l’entourloupe et partent rapidement sur le marché du travail, et les  autres qu’on appelle : les étudiants
(si tu es fonctionnaire de l’Etat, ce mot doit résonner en toi comme un gros mot dans une école maternelle). Les étudiants, on les reconnait généralement très vite : ce sont ceux qui ont bac +12, enfin plutôt bac +5 obtenu en 12 ans, on les trouve généralement au rayon pâtes (dans tous nos commerces de proximité car l’étudiant est souvent trop pauvre pour être véhiculé), ou au rayon alcool (mais que pour les alcools pas chers qui font des trous dans l’estomac). Coucou ! C’est nous, les pompes à argent qui font la fortune des bars et autres boîtes de nuit !

Je m’en vais vous faire vivre une journée d’étudiant, façon 2015 (bah oui ça serait bête de ne pas partager notre si grand bonheur) …

Jeudi

18h – Sortie des cours :

Un étudiant a toujours un ami (un peu alcoolique), qui propose un apéro chez lui, ou pire chez soi … C’est généralement là que les ennuis commencent. «Bon, chez moi, les gars c’est un peu juste (ah ben oui, dans 10 m carré, c’est sûr …), on a qu’à aller chez Mélanie». Dure loi de la vie chez les étudiants qui veut que celui qui a le plus grand appartement perd (mais pas plus que celui qui est en centre-ville).

19h – La team arrive :

En général, la team, ce sont toujours les mêmes et une petite dizaine, avec autant de bouteilles, mais jamais rien à manger (Ben quoi ? L’alcool c’est du sucre : ça passe !).

21h – Tout le monde sort

Extraction obligatoire, avant que les voisins ne sortent le fusil.

21h30 – Arrivée dans le lieu choisi

Un endroit choisi dans notre super BDE (bureau des étudiants) pour la fameuse (pour ne pas dire célèbre) soirée étudiante. Une soirée étudiante, c’est comme une soirée normale,  sauf que tout le monde est déjà bien éméché et qu’en plus, sur présentation du non moins connu bracelet (qui est un peu comme le Saint Graal), les consommations sont à moitié prix.

Vendredi

2h du matin – heure générale de fermeture des bars :

C’est là que le périple commence : vous avez déjà vu une rue de Montpellier (dans le sud de la France) en centre-ville à 2h du matin ? Pour faire simple, il faut généralement 15 minutes pour faire 200 mètres. Plusieurs facteurs exogènes sont en effet à prévoir :

– l’ami trop alcoolisé pour marcher,
– l’ami trop sociable pour marcher,
– l’ami qui a juste pas envie de marcher,
– l’amie qui porte des talons (bon celle-là on lui pardonne).

A cet instant, il n’apparaît pas inutile de rappeler que cet ami, c’est peut-être vous …

2h30 (horaire très approximatif) – tout le monde est arrivé

Cette fois, c’est chez l’ami le plus malchanceux (vous savez, celui qui vit en centre-ville). Là, tout le monde va se coucher, plus ou moins tranquillement et plus ou moins sans encombre.

10h – l’heure du «mer** j’ai raté mon cours» :

Généralement commence à cet instant précis la course la plus éprouvante de la semaine.

Voyons ensemble l’itinéraire : maison de l’ami -> sa maison -> la douche -> la fac.

Habituellement, ledit point d’arrivé est atteint aux alentours de 13h.

13h30 – l’heure du : « Est ce que tu peux m’envoyer le cours de méthode de ce matin, j’étais malade » :

Cette excuse, personne n’y croit, mais comme ils sont gentils, ils font semblant. Puis s’ensuit une longue lutte acharnée, jusqu’à 18h, pour rester éveillée et garder sa petite troupe en vie.

18h30 : rebelotte

C’est l’heure qu’a choisi l’ami adepte des apéros pour relancer un petit : « Apéro ce soir ? ». Je vous laisse imaginer la suite.

Alors oui ! Les soirées arrosées existent chez les étudiants, mais la réalité est malgré tout bien loin de tout ça. Le montant minimum vital en France est fixé aux alentours de 500 euros, quand le montant maximum qu’un étudiant boursier peut percevoir est 450 euros. Bon d’accord, tout ceci nous apprend la valeur de l’argent et pousse nombre d’entre nous à trouver un job parallèle, augmentant ainsi le niveau de fatigue et le nombre des échecs scolaires. A cela on peut ajouter les stress et autres angoisses engendrés par les différents concours et oraux. Il faut arrêter de croire que les étudiants ne se sentent pas concernés par leur avenir : en effet 25% d’entre nous souffrent de troubles d’anxiété. Par trouble d’anxiété on entend une véritable pathologie et non un simple moment de stress.

Mais la vie étudiante, c’est aussi et surtout de grandes rencontres, des éclats de rires ; on y apprend la tolérance et l’ouverture d’esprit. On en apprend également énormément sur nous-mêmes, nos limites, et on y grandit. On se voit devenir des hommes et des femmes du monde, et ça, ça fait du bien !

Alors, chers parents : oui, se sont nos plus belles années de liberté, de rencontres et d’éveil spirituel, mais nos plus belles années de vie sont encore à venir.

Par Melanie Durden Green pour [S] Magazine

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 » The best years of your life « ,  » You will see : later it’s worse  » or still  » Take advantage of it now! « , the parents would invent anything to make us love the school.

Let us make a little of sociology of counter: we distinguish two categories of people: those who fast understood the rotten trick and quickly leave on the labor market, and other than we call: the students (if you are a state employee of the State, this word has to resound in you as a swearword in a nursery school). The students, we re-know them generally very fast: They are the ones who have high school diploma (graduate +12), finally rather Master degree level obtained in 12 years, we find them generally in the shelf pastas (in all our convenience stores because the student is often too poor to have a car), or in the shelf alcohol (but that for cheap alcohols which make holes in the stomach). Hello! It is us, pumps with money which make the fortune of pubs and other nightclubs!

I go away to make you live one day of a French student, way 2015 (hey yes that shall be stupid not to share our so big happiness) …

Thursday

6 PM – Exit of the classes :

A student always has a friend (a little bit alcoholic), who proposes an apéritif at his home, or worse at your home… It is generally there that the troubles begin.  » Well, at my home, guys, it is a little bit a confined space (well, in 10 meters squared, it is sure), we’d better go to Mélanie’s « . Law of the life at the students which wants that the one who has the biggest apartment loses (but no more than the one who is in city center).

7 PM – The team arrives:

Generally, the team, they are still the same and about ten, with so many bottles, but never nothing to eat (So what? The alcohol it is some sugar: that passes!).

9 PM – Everybody goes out

Compulsory extraction, before the neighbors take out the rifle.

9:30 PM – Arriving in the chosen place

A place chosen in our great OOS (office of the students) as the famous « student night ». A student night, it is as a normal evening, except that everybody is already very tipsy and except that moreover, on production of the most known bracelet (which is a little as the Holy Grail), the consumptions are at half-price.

Friday

Generaly 2 AM in the morning – hour of closure of pubs:

It is there that the trip begins: you have already seen a street of Montpellier (in the South of France) in city center at 2 am in the morning? Simply put, it is necessary generally 15 minutes to be 200 meters. Several exogenous factors indeed are to be planned:
– The friend too much alcoholized to walk,
– The too sociable friend to walk,
– The friend who just doesn’t want to walk,
– The girl friend who wears heels (well that one we forgive her).
At this moment, it does not seem useless to remind that this friend, it is maybe you…

2:30 AM (very approximatively) – everybody arrives

This time, it is at the most unlucky friend’s (you know, the one who lives in city center). There, everybody is going to go to bed, more or less quietly and more or less without incident.

10 AM – The hour of  » sh** I missed my course « :

Generally begin at this precise moment the most testing race of the week.

Let us see together the route: house of the friend – > one’s house – > the shower – > the university.

Usually, the aforementioned point of arrival is reached near 1 PM.

1:30 PM – The hour of:  » what is that you can send me the course of method of this morning, I was sick « :

This excuse, nobody believes in it, but as they are kind, they pretend. Then a long relentless fight follows, till 6PM, to remain awakened and to keep her small troop alive.

6:30 PM: same thing again

It is the hour when chose the friend follower of apéritifs to boost something like:  » apéritif this evening? « . I let you imagine the continuation.

Then yes! Drinking parties exist at the student’s, but the reality is nevertheless far from all this. The amount minimum living wage in France is fixed near 500 euros, when the maximum amount which a scholarship holder can perceive is 450 euros. Well all right, all this teaches us the value of the money and urges many of us to find a parallel job, so increasing the level of fatigue and the number of the academic failures. We can add stress too and other fears engendered by the various competitions and the orals. It is necessary to stop believing that the students do not feel concerned by their future: indeed 25 % of us suffer from disorders of anxiety. By disorder of anxiety we understand a real pathology and not a simple moment of stress.

But the student life, it is also and above all, big meetings, roars of laughter; we can learn there the tolerance and the open-mindedness. We learn it also enormously on ourselves, our limits, and we grow there. We see each other future of the men and women in the society, and that, it feels good!

Then, dear parents: yes, they are our most beautiful years of freedom, of meetings and spiritual awakening, but our most beautiful years of life are always to come.

by Melanie Durden Green for [S] Magazine

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