Irma : Faces


C’est toujours un plaisir d’entendre s’élever dans l’air la voix soul, chaleureuse d’Irma, jeune poétesse de la soul, au phrasé typique, qui, de quelques accords de guitares bien sentis, nous transporte dans son monde. C’est ainsi qu’elle avait conquis la planète France, avec un premier album de très grande qualité, dont les singles, notamment « I know » et « Letter to the Lord » avaient tout simplement inondé les radios, on s’en souvient.

C’est en ce beau mois de juin, aujourd’hui même pour être précis, que son nouvel opus paraît, intitulé « Faces », dont le premier single tourne déjà depuis quelques mois (« Hear me out »). Force est de constater que la nouvelle diva de la soul européenne, dans les pas d’Ayo notamment, a souhaité garder la tête froide, après l’immense succès de 2011. Elle a d’ailleurs confié au journal Le Parisien :  » « J’ai voulu me mettre en danger, fuir le confort du succès et le risque de reprendre la même recette pour le deuxième album ».

Un an d’exil culturel a été sa réponse, à New York, la ville de l’immensité, où tout est possible, où bruissent tant de propos, tant d’histoires, tant de cultures, tant de musiques. Irma a fait le choix de redevenir enfant, de devenir en voyante rimbaldienne, celle qui réapprend à voir, à écouter, à sentir le monde. « Les enfants n’ont pas peur de se lancer dans l’inconnu, de tomber par terre. Ce sont des héros.  » dit-elle. Et le résultat de cette immersion originale, loin de ses racines, est un album plus groove, moins auto-centré, où l’on découvre une Irma parfois fragile, mais qui semble imprégnée de cette poésie décalée de Big Apple, sans doute plus symptomatique que représentative, à la manière d’un huis-clos. Pas de quoi panser la misère du monde, mais de quoi penser différemment, c’est sûr.


It is always a pleasure to hear rising in the air the soul, warm voice of Irma, young poet of the soul, with her typical phrasing, who, of some well felt tunes of guitars, transports us in her world. This is the way she had conquered the planet France, with a first album of very high quality, among which singles, in particular « I know » and « Letter to the Lord » had simply flooded radios, we remember it. It is in this beautiful June, this very day to be precise, that her new opus appears, entitled « Faces », the first single of which already turns since a few months ( » Hear me out « ).

One has to note that the new diva of the European soul, in the steps of Ayo in particular, wished to keep a cool head, after the immense success of 2011. She moreover confided to the newspaper The Parisian:  » I wanted to put myself in danger, to avoid the comfort of the success and the risk of taking back the same recipe for the second album « .

One year of cultural exile was her answer, in New York, the city of the unlimitedness, where everything is possible, where rustle so much words, so many stories, so many cultures, so many musics. Irma chose to become again a child, to become as Arthur Rimbaud a clairvoyant, the one who learns again to see, to listen to, to feel the world.  » The children are not afraid of dashing into the unknown, of falling on the ground. They are heroes. « , she says. And the result of this original dumping, far from her roots, is an album more groove, less auto-centered, where we discover a sometimes fragile Irma, but who seems soaked with this poetry moved by Big Apple, doubtless more symptomatic than representative, in the style of a closed door. Not of what to bandage the poverty of the world, but of what to think differently, it is sure.

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